- Les affrontements entre le Hamas en Israël ont fait plus de 1.100 morts au total – plus de 700 Israéliens, selon un nouveau bilan publié lundi, et 413 Palestiniens.
- Pendant ce temps, la communauté internationale craint un embrasement du Proche-Orient qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà de la région.
- Mais pour le moment, le ministre français de l’Economie se veut rassurant pour les conséquences en France. Le point sur les répercussions du conflit.
Le monde est sous le choc et en état d’observation active. L’offensive surprise du Hamas contre Israël ce week-end pourrait faire trembler le Proche-Orient, notamment si d’autres pays s’impliquent dans la guerre désormais déclarée. De quoi inquiéter les puissances au-delà de la région, notamment la France, en termes économiques et sécuritaires. Mais Bruno Le Maire se veut rassurant. Le point sur les répercussions en France, pour le moment.
Conséquences limitées sur le pétrole
Pas de panique côté économie. Le ministre a estimé lundi que les conséquences « devraient être limitées s’il n’y a pas d’embrasement régional ». « Je pense que ce que nous pouvons tous souhaiter aujourd’hui, c’est effectivement éviter un embrasement régional qui aurait des conséquences politiques importantes et également des conséquences économiques », a déclaré le ministre, au micro de Sud Radio.
Les cours du pétrole se sont toutefois envolés de plus de 4 % après l’attaque qui suscite des inquiétudes. « Dans un premier temps au moins, les marchés semblent penser que la situation restera limitée en termes de portée, de durée et de conséquences sur les prix du pétrole. Mais on peut s’attendre à une plus grande volatilité », selon des analystes chez ANZ.
La Bourse dans le rouge
Prudente face à cette hausse des prix du pétrole, la Bourse de Paris évoluait dans le rouge lundi. L’indice vedette CAC40 reculait de 0,60 %, soit 42,30 points à 7.017,50 points. Les investisseurs ont en effet le regard tourné vers le Proche-Orient. « Face au risque d’embrasement du Moyen-Orient, c’est d’abord sur le front pétrolier que ce conflit est susceptible d’avoir un effet immédiat », ont souligné les analystes de Riches Flores.
Toutefois, « il est difficile de prédire l’ampleur des mouvements de prix en cas de chocs géopolitiques. Le fait que les États-Unis et l’Iran soient impliqués dans le tumulte suggère que les tensions pourraient s’aggraver », a commenté Ipek Ozkardeska, analyste de Swissquote Bank. La crise suscite également des craintes sur ses conséquences sur l’inflation. La hausse des coûts de l’énergie est une des principales causes de la flambée des prix actuelle.
Sécurité renforcée
La guerre au Proche-Orient peut parfois se décliner ailleurs où les deux communautés cohabitent. C’est notamment le cas en France qui a décidé de renforcer la sécurité des monuments sensibles, notamment les lieux de culte et établissements scolaires juifs, particulièrement à Paris et sa banlieue, avec la présence visible et statique de forces de l’ordre. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a néanmoins précisé qu’il n’y avait actuellement « aucune menace caractérisée qui toucherait nos compatriotes juifs sur le territoire national ». Il a cependant mentionné plusieurs actes antisémites durant le week-end en France, « des tags, des menaces téléphoniques, des personnes qui venaient devant des lieux de culte par exemple ».
Le ministre a également justifié l’interdiction donnée à la tenue d’un rassemblement propalestinien, prévu lundi soir à Lyon. « La manifestation se déroulait dans le quartier déjà difficile de la Guillotière (…) et les mots d’ordre de ceux qui organisaient la manifestation sont très défavorablement connus ». Une « marche de la solidarité » est néanmoins organisée à Paris lundi par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
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