[Édito] Niger, le bras de fer de Macron

Face aux putschistes du Niger qui tiennent en otage son Président, Emmanuel Macron ne cède pas. Il n’a pas le choix. Sinon, ce serait le commencement de la fin de la présence française au Sahel et la porte ouverte aux jihadistes et aux Russes. Dans un effet domino, le Tchad, base historique française désormais contestée dans une partie de l’opinion, risquerait de tomber à son tour avant, peut-être, un jour, la Côte d’Ivoire.

Au Niger, le chef de l’État n’est pas seul dans ce bras de fer. L’Union européenne et surtout les États-Unis sont vent debout contre les officiers félons. Comme Paris avec ses aéronefs et ses forces spéciales, Washington a beaucoup investi au Niger dans sa lutte antiterroriste, avec ses drones et ses moyens d’écoute. Du coup, La France a suspendu son aide au développement et son appui budgétaire. En clair, elle fermera le robinet financier tant que ne sera pas revenu « l’ordre constitutionnel ».

L’Union africaine, elle, a donné quinze jours à l’armée pour qu’elle retourne dans ses casernes. Le temps de convaincre les généraux félons qu’ils ne peuvent pas tenir face aux pays occidentaux. À moins qu’ils se placent sous la protection des Russes. Pour justifier leur putsch, ils reprochent à Bazoum et ses alliés français et américains de ne pas collaborer dans la lutte antiterroriste avec les régimes malien et burkinabé, qui ont chassé les forces françaises pour les Russes ! Un premier indice en faveur de la venue des mercenaires de Poutine. Et un pari pour Emmanuel Macron.

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