Cahiers, crayons, règles, équerres, colle… Pour leur départ au Sénégal, le 2 mars 2024, les valises d’Adèle Nunes et Fanny Menard s’apparenteront à des cartables un matin de rentrée scolaire. Accompagnées de leurs amies poitevines Clémence Perré et Camille Naud, les sœurs originaires des Deux-Sèvres vont participer à la Sénégazelle, une course caritative exclusivement féminine qui a lieu dans la région du Sine Saloum (Sénégal) depuis 2007.
186 kg de fournitures scolaires
Associées sous le nom des Teranga’zelles, chacune des participantes amène deux valises de 23 kg de fournitures scolaires, soit 186 kg au total, qui seront distribuées dans les écoles maternelles et primaires locales. « On ira les distribuer dans les établissements, en main propre, indique Fanny Menard. L’objectif est de donner des petits kits individuels, qui permettent de s’équiper pour une année scolaire entière. »
Organisée en quatre sessions par an, regroupant chacune 70 participantes, la Sénégazelle a permis de distribuer 15 tonnes de fourniture à 200.000 jeunes sénégalais en 2019 (derniers chiffres communiqués). « C’est une vraie bataille pour s’inscrire, les 70 places se sont écoulées en deux minutes », se remémore Adèle Nunes.
Une demande très forte, que les sœurs deux-sévriennes expliquent par l’accessibilité de l’effort : de 7 à 10 km à parcourir par jour. « Il existe beaucoup de courses, mais peu sont aussi accessibles », commente Fanny Menard. « Courir 10 km par jour, c’est à la portée de tout le monde », confirme Adèle Nunes, qui ne s’est mise à la course à pied qu’en septembre dernier, spécifiquement pour préparer la Sénégazelle. Des quatre Picto-Charentaises, elle est la seule à ne jamais avoir couru un semi-marathon. « Je voulais vraiment participer au côté humanitaire », sourit-elle.
« Faire participer le plus de monde possible »
« On est toutes mamans, ça nous motive à aider des jeunes qui ne peuvent pas étudier », explique Fanny Menard, qui a organisé une opération de collecte à l’école Sainte-Thérèse, à Niort, où sont scolarisés ses enfants. Les dons des parents ont permis de récolter 25 kg de fournitures. « On voulait faire participer le plus de monde possible. C’est aussi un moyen de faire comprendre à nos enfants la chance qu’ils ont d’aller à l’école », se contente-t-elle.
À son retour, le 10 mars, Fanny Menard projette d’intervenir dans l’école pour partager aux jeunes français son expérience sénégalaise. Une manière, aussi, de boucler la boucle.
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