Emmanuel Macron annonce des « paquets forestiers » avec deux pays à hauteur de 150 millions de dollars

Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé, samedi 2 décembre, à Dubaï, aux Emirats arabes unis, à l’occasion de la 28e Conférence des parties (COP28), la signature de deux partenariats pour des « paquets forestiers » à hauteur de 150 millions de dollars (138 millions d’euros) avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée (100 millions de dollars) et la République du Congo (50 millions de dollars).

Emmanuel Macron a également signalé qu’un troisième partenariat noué avec la République démocratique du Congo, à hauteur de 60 millions de dollars, était en cours de finalisation et que d’autres suivaient d’ici à l’organisation de la COP30, en 2025.

« Le fait que les forêts possèdent les ressources les plus vitales en matière de carbone et de biodiversité doit être rémunéré. Et nous devons rémunérer les pays qui protègent activement ces forêts, a expliqué Emmanuel Macron. Le grand paradoxe de notre monde est que, jusqu’à maintenant, nous avons dépensé beaucoup d’argent pour la reforestation, mais sans agir pour préserver les forêts déjà existantes. (…) Chaque fois que nous détruisons ces forêts, nous retardons la neutralité carbone. »

Le président français souhaite donc mettre en place des partenariats « pays par pays », des « paquets forestiers » qui ont été finalisés ces derniers jours et annoncés aujourd’hui.

Défense du nucléaire civil

Plus tôt, samedi, le président de la République s’était également exprimé sur le nucléaire civil et avait affirmé qu’il s’agissait d’une « énergie propre » et d’une « solution indispensable contre le changement climatique ». Il a également défendu son utilisation, assurant qu’il permet de créer des emplois, une autonomie stratégique et une souveraineté, et de faibles émissions de carbone.

La France fait, d’ailleurs, partie des vingt-deux pays signataires d’une déclaration commune appelant à tripler les capacités de l’énergie nucléaire dans le monde d’ici à 2050, par rapport à 2020, l’objectif étant de réduire la dépendance au charbon et au gaz, grand enjeu de cette COP.

Vendredi, le président français avait affirmé que « dès 2030, les énergies fossiles seront largement minoritaires dans le mix énergétique français », qu’il faudrait définitivement tourner la page du pétrole « d’ici à 2040-2045 » et du gaz d’ici à 2050. Il a également appelé les pays émergents à « sortir du charbon ».

Le Monde


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