En Guadeloupe, le Grand Port Maritime génère 2300 emplois directs

Les chiffres de l’étude statistique de l’Insee portent sur l’année 2020. Ils indiquent que le complexe industrialo-portuaire de la Guadeloupe représente 1.9% de l’emploi salarié sur l’île des Antilles. Il génère également 1200 emplois induits.

Trafic de passagers, de marchandises… Onzième port français en tonnage de marchandises justement, le Grand Port Maritime de la Guadeloupe a fait l’objet d’une vaste étude statistique de l’Insee, portant sur l’année 2020. Elle rappelle notamment que le GPM de la Guadeloupe est le point d’entrée principal des importations et des exportations de la région. « Ainsi, 99,7 % du fret annuel en tonnage de l’île concerne le fret maritime et de nombreuses activités dépendent du port et de ses infrastructures ».

Implanté sur cinq sites (Basse-Terre, Jarry, Pointe-à-Pitre, Bas du Fort et Folle-Anse de Marie-Galante), le complexe industrialo-portuaire (CIP) génère 2300 emplois sur l’ensemble de l’île, répartis dans 132 entreprises. « Parmi elles, 39 % relèvent d’activités dites « maritimes et portuaires » et le reste d’activités « non maritimes » », soit des entreprises exerçant des activités de transport terrestre, de commerce, de services, et d’autres activités industrielles. Ces activités non-maritimes représentent 1400 emplois, contre 900 pour les activités maritimes, principalement le transport par voie d’eau et l’organisation des transports.

On estime enfin que 1200 emplois sont induits par les revenus versés aux salariés du CIP, plus élevés que la moyenne de l’île, soit un emploi induit pour deux emplois directs. A noter que les pêcheurs ne sont pas comptabilisés comme salariés par l’Insee, en raison du modèle de pêche de l’archipel guadeloupéen, exclusivement artisanal et dont la flotte est constituée de petites unités. « Les marins enrôlés ne font pas partie de la circonscription portuaire et ne sont donc pas comptabilisés dans cette étude ».

Au total, les entreprises du complexe industrialo-portuaire créent 3.8 % du produit intérieur brut de l’île, et génèrent une richesse de 338.5 millions d’euros, soit 7.7 % de la valeur ajoutée du secteur marchand de l’île ; les activités non maritimes créent 73% de la richesse dégagée du CIP, contre 27% pour les entreprises relevant des activités maritimes.

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