en Haïti, la terreur sur les routes du pays

En Haïti, les gangs tuent, volent, pillent, violent et kidnappent à longueur de journée sur les routes du pays, notamment « sur la route de la mort, de Canaan au bas Artibonite », et c’est à la Une du Nouvelliste. « 29 minutes en voiture, un trajet rempli d’incertitudes et de peur » raconté par un reporter qui a littéralement risqué sa vie pour donner à voir « ce décor chaotique et quasi désertique », cette portion de la nationale 1 totalement contrôlée par les gangs armés « qui ont installé leurs chaises au bord de la route ». C’est inédit, et le journaliste décrit son périple : « La porte grande ouverte de la prison pour femmes à Cabaret, la plus moderne du pays, complètement abandonnée », « le silence qui s’alourdit », « l’inquiétude sur les visages, même sur celui du conducteur qui ne contrôle rien », et « la crainte constante d’un débarquement des caïds ».

« Les gangs ont gagné », résume Frantz Duval, l’éditorialiste du Nouvelliste. « Usines, ports, entreprises, tout a disparu sur la route la plus ancienne du pays ». Partout, « il y a une constante », écrit-il, « les forces de l’ordre sont absentes ». Toujours dans Le Nouvelliste, qui cite une source diplomatique, on apprend que c’est à la mi-septembre que pourrait être présentée devant le Conseil de sécurité de l’ONU une résolution autorisant le déploiement d’une force multinationale de sécurité en Haïti – pour résoudre cette crise de violence.

Aux États-Unis, le premier débat de la primaire républicaine snobée par Donald Trump

Mais le milliardaire républicain reste au centre de l’attention. « Il y a Donald Trump et puis il y a tous les autres », synthétise le Wall Street Journal. « Le défi des huit candidats sera d’essayer de voler la vedette à l’ancien président américain »,continue le quotidien. « J’aimerais qu’il soit là », titre Politico, reprenant les paroles de Ronna McDaniel, la présidente du Parti républicain, qui poursuit : « Mais la soirée doit être l’occasion de débattre des problèmes énormes auxquels le pays est confronté. »

Le Washington Post se focalise de son côté sur Vivek Ramaswany, le plus jeune des candidats, un entrepreneur de 38 ans et outsider de ce début de campagne qui, grâce à ses « propositions politiques extrêmes », estime le quotidien, « est de plus en plus perçu comme une menace par certains de ses rivaux ». De toute façon, « c’est trop tard, rien n’arrêtera Donald Trump à part la justice », fait remarquer un éditorialiste du Los Angeles Times. Selon lui, « les années de paresse du parti ont créé cet environnement, celui dans lequel les électeurs républicains sont persuadés que Trump dit la vérité, bien plus encore que des chefs religieux ou des membres de leur propre famille ».

En Colombie, la visite du président Gustavo Petro à son fils aîné – accusé de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite – fait polémique 

Nicolas Petro – qui admettait début août avoir reçu de l’argent de narcotrafiquants et d’en avoir reversé une partie à la campagne de son père – a reçu une visite surprise à Barranquilla, une ville dans le nord du pays qu’il a ordre de ne pas quitter, raconte El Colombiano. Une visite de son père, alors que le juge en charge de l’affaire avait strictement interdit à l’accusé de contacter des personnes liées à l’enquête sans passer par ses avocats. Du coup, « est-ce que Nicolas Petro va perdre les avantages que les juges lui ont accordés ? », se demande le quotidien.

D’après un sénateur interrogé dans l’article, la rencontre « met, en effet, l’enquête du ministère public en danger ». Mais un avocat pénaliste estime, toujours dans El Colombiano, qu’il n’y a « pas d’obstacles, car, selon le fils du président, son père n’était au courant de rien ». « Ce sera au parquet de trancher », conclut le quotidien. « La Colombie assiste en direct à un drame œdipien », rapporte un éditorialiste de l’édition colombienne d’El Pais, qui l’affirme : « Nicolas Petro a provoqué la plus grande crise que le président ait connue jusqu’à présent. »

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