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Une délégation gouvernementale s’est rendue jeudi 26 octobre à Ouanaminthe pour rencontrer les initiateurs des travaux du canal controversé sur la rivière Massacre. L’exécutif a promis d’envoyer une mission technique pour aider à finaliser les travaux contestés par les autorités dominicaines. « Mission accomplie pour la délégation gouvernementale », titre Gazette Haïti qui a suivi le déplacement des ministres de l’Agriculture, de l’Environnement et du Commerce et de l’Industrie. Ils ont « d’entrée, clarifié leur mission », précise le journal : proposer de prendre en charge les travaux pour les finaliser et envoyer une mission technique dès la semaine prochaine.
Une proposition « bien accueillie » par le Comité du canal, instigateur des travaux. Mais le président de la Chambre de commerce du Nord-Est est moins satisfait de l’approche, poursuit Gazette Haïti. Il regrette « l’absence des ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur », les deux portefeuilles concernés par les relations avec le voisin dominicain. Le Nouvelliste va dans le même sens : « Le gouvernement franchit un nouveau pas en dépêchant à Ouanaminthe une délégation », « mieux vaut tard que jamais », ironise le journal. Mais il ne doit pas s’arrêter là, selon le quotidien. « Il faut travailler à une réponse structurée » face à celle, « brutale » des Dominicains. Avec, par exemple, des investissements frontaliers pour répondre aux espoirs des habitants qui attendent de sortir de leur dépendance historique au voisin, résume le quotidien haïtien.
Le cacique Raoni déçu par Lula
Le bilan du passage de l’ouragan « Otis » au Mexique ne cesse de s’aggraver. Les experts du climat interrogés dans la presse mexicaine jugent qu’il était impossible de prévoir la vitesse avec laquelle il a gagné en intensité. « Un seul vol par les chasseurs de cyclone », « une absence de radar Doppler », les données manquaient pour mesurer la menace, peut-on lire dans le journal Indigo. Mais tous les experts pensent que ces scénarios vont de toute façon se répéter, à cause du réchauffement climatique, à l’instar de ceux des scientifiques de l’université de São Paulo. Leur étude sur les feuilles des arbres amazoniens fait la Une du Brazilian Report.
Le bassin amazonien vit sa pire sécheresse et elle est accélérée par les feux et l’appétit des industriels pour les ressources de la forêt. Le cacique Raoni, un de ses défenseurs emblématiques, s’en émeut dans le journal O Globo. La sécheresse qui menace, il l’a déjà vue en songe, raconte-t-il en exclusivité dans ce journal. « Lula n’a pas tenu ses promesses », gronde le chef spirituel. Le président brésilien a certes mis son veto partiel au projet de loi qui limiterait la reconnaissance des terres indigènes. Mais « cela est trop lent », lâche-t-il, amer. « Je sais que Lula subit des pressions […], mais le besoin des autochtones est urgent », s’inquiète le leader.
Le cacique veut se rendre à Brasilia afin de voir le président, même s’il n’est « pas invité », pour enfin, dit-il, « travailler avec lui, comme il l’avait promis » lors de son investiture, il y a dix mois.
Le débat du port d’armes relancé après la tuerie de Lewiston
La chasse à l’homme continue dans le Maine, dans le nord-est des États-Unis, deux jours après la double fusillade qui a fait 18 morts à Lewiston. Sur place, la communauté encaisse le choc. Le véhicule du suspect a été retrouvé dans une bourgade toute proche, mais le tueur présumé reste introuvable. Les plus grands titres de la presse nationale ont dépêché leurs journalistes dans la ville de 37 000 habitants. Le New York Times a rencontré Chad Vincent, 45 ans. C’est lui qui a composé le 911 au moment des premières rafales dans le bowling de la ville. « C’est le Maine… Ce genre de chose ne peut pas arriver dans le Maine », se répétait-il en boucle, selon le journal.
Le Maine a « l’un des plus faibles taux de criminalité aux États-Unis », rappelle le Washington Post qui décrit des habitants à la fois « nerveux, stoïques… et souvent armés ». Car dans cet État, on peut aussi porter une arme sans permis. Certes, il y a quatre ans, le « gouverneur avait permis à la police de saisir les armes des personnes constituant un danger pour elles ou pour les autres », rappelle le Portland Press Herald. Visiblement, cela n’a pas empêché le suspect, interné en psychiatrie l’été dernier, de sévir. « C’est certain », pronostique le Portland Press Herald, « les défenseurs d’une législation encore plus stricte vont se faire entendre à nouveau » devant le bureau du gouverneur.
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