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C’est la Brigade syndicale anti-corruption (BSAC) qui est derrière cette initiative. Elle a annoncé une grève générale pour Port-au-Prince et les villes de provinces. Selon le responsable de cette association, Sonson Edumé, qui s’exprime dans le Nouvelliste, « cette grève est lancée pour exiger des mesures de la part des autorités pour apporter des solutions à la crise sécuritaire ». Sonson Edumé explique que les employés du secteur des transports sont « vraiment concernés par l’insécurité qui règne sur les routes nationales ». Il dit avoir interpellé les autorités « via différents moyens ». Mais, poursuit-il, « puisque nos cris sont restés lettre morte, nous allons entrer en grève ». En tout cas, cette grève intervient alors que Port-au-Prince était encore une fois le centre d’affrontements entre gangs hier dimanche. Il s’agissait des hostilités qui ont repris entre les différentes factions qui composaient la coalition G9.
Autre facteur de trouble potentiel, c’est l’appel du parti Réveil national pour la souveraineté nationale qui lance « le début de la révolution ». Le journal Gazette Haiti parle d’une « offensive contre le gouvernement ». Lors d’une conférence de presse hier, le parti a prédit « une journée difficile à Port-au-Prince », demandant aux parents de garder les enfants à la maison et aux employés du secteur bancaire ne pas aller travailler. Le journal précise que le parti Réveil national soutient Guy Philippe, un ancien militaire qui a été condamné aux États-Unis à six ans de prison pour blanchiments d’argent et trafic de drogue et qui a appelé les Haïtiens et l’armée à se soulever contre le gouvernement.
La position de Joe Biden face à la guerre à Gaza suscite de l’inquiétude des pasteurs noirs
Selon le New York Times, une coalition de responsables religieux « fait pression sur l’administration Biden pour obtenir un cessez-le-feu ». Une initiative qui est encouragée en partie par les membres de leurs paroisses qui sont, d’après le journal, « de plus en plus affligés par les souffrances des Palestiniens et critiquent l’attitude du président à ce sujet ».
Le New York Times cite Timothy McDonald, un pasteur d’Atlanta qui avait signé une lettre ouverte appelant à un cessez-le-feu à Gaza. « Nous avons peur », a-t-il expliqué au journal, « qu’il soit très difficile de persuader nos concitoyens de retourner aux urnes et de voter pour Joe Biden. »
Donald Trump peut-il basculer le pays dans une dictature ?
Une éventuelle victoire de Donald Trump à la présentielle de novembre prochain suscite des inquiétudes pour l’avenir de la démocratie dans le pays. Est-ce que Donald Trump peut transformer le pays en dictature ? Cette question se pose pour de nombreux partisans démocrates étant donné le rôle de l’ancien président dans l’assaut du Capitole il y a deux ans. Un journaliste turque tente, dans une tribune dans le journal en ligne Politico, de rassurer un peu les Américains.
Certes, ils ont raison de s’inquiéter, écrit-il. Donald Trump a évoqué l’idée d’une dictature, même s’il n’a parlé que d’une seule journée. Et « le pays n’est pas à l’abri des tentations populistes et avec le temps », les digues des institutions démocratiques pourraient céder. En même temps, poursuit le journaliste, les expériences de la Turquie, de la Pologne ou de la Hongrie montrent que le basculement vers un régime autoritaire ne peut pas se faire en un seul mandat.
« Ce que j’ai vu en Turquie au cours des deux décennies de règne de Tayyip Erdogan », écrit le journaliste, « c’est que la mise en place d’une dictature prend beaucoup de temps ». Il faudrait au moins huit ans, donc deux mandats, « pour s’attaquer à l’État de droit ». Car cela implique de changer des lois, de démanteler des institutions, construire des alliances, mettre au pas les médias publics. Tout cela, ce serait possible aux États-Unis, mais pas en quatre ans, conclut le journaliste dans Politico.
À Rio de Janeiro, on prépare le carnaval
Ils sont plus de 400 groupes ou associations de carnaval à préparer le défilé pour les semaines qui viennent. Des groupes appelés « blocos », qui vont envahir les rues avant le traditionnel défilé des écoles de samba. L’un de ces groupes est le bloco Areia. Le journal O Globo publie le portrait de ce groupe qui compte des centaines d’adhérents. La fondatrice, Teresa Cristina Barros Mais, une enseignante, a profité des vacances scolaires pour coudre des costumes, toute la famille participera au défilé.
Le père d’un autre membre du groupe s’occupe des finances, la mère de la logistique, des chemises et d’autres produits dérivés. Autant dire que préparer la plus grande fête de Rio, c’est du sérieux, comme l’écrit O Globo.
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