En proie à la violence des gangs, Haïti s’apprête à installer son Conseil présidentiel de transition
Le pays pauvre des Caraïbes pâtit depuis des dizaines d’années d’une instabilité politique chronique. Mais depuis fin février, les gangs, dont la violence ravageait déjà des pans entiers du territoire, ont lancé une série d’attaques dans la capitale et exigé la démission du Premier ministre Ariel Henry.
Famine aigüe
Selon les Nations unies, sur une population d’environ 11,6 millions d’habitants, quelque 360 000 Haïtiens sont déplacés à l’intérieur du pays, la violence des gangs ayant forcé 95 000 personnes à fuir la capitale et plongé cinq millions de personnes dans une situation de « famine aiguë ».
Très contesté, le Premier ministre Ariel Henry, nommé quelques jours avant l’assassinat en 2021 du président Jovenel Moïse, avait accepté de démissionner le 11 mars et d’être remplacé par le conseil, qui est composé de sept membres votants choisis parmi l’ensemble du spectre politique haïtien et de deux observateurs sans droit de vote.
Des semaines de luttes politiques intestines ont suivi et ce n’est que le 12 avril que les membres du corps ont été officiellement nommés par arrêté officiel.
Pas d’élection depuis 2016
Il reste à savoir si le conseil sera en mesure de parvenir à un consensus sur la nomination d’un Premier ministre et d’un gouvernement intérimaires.
Le conseil a en outre été chargé de préparer Haïti à l’élection d’un nouveau président d’ici février 2026. Sans président ni Parlement, Haïti n’a connu aucun scrutin depuis 2016.
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