Lucas, Lindsay et Nicolas. En France, depuis le début de l’année, trois adolescents ont mis fin à leurs jours après avoir subi du harcèlement scolaire. La problématique est devenue une affaire d’Etat et le gouvernement d’Emmanuel Macron annonce ce mercredi son plan d’action de lutte contre ce qui semble être devenu un fléau dans le pays. La Suisse n’a pas vécu récemment de cas aussi dramatiques, mais pour Zoé Moody, professeure à la HEP Valais et collaboratrice scientifique au Centre interfacultaire en droits de l’enfant de l’Unige, elle n’est de loin pas épargnée par la question.
Les chiffres sont certes un peu moins élevés – entre 10 et 15% d’élèves victimes en France, contre 5 à 10% dans les établissements helvétiques, avance la spécialiste – mais ils restent préoccupants: «La France a connu trois suicides en l’espace de moins d’une année, ce qui est dramatique et qui oblige le gouvernement à une réponse musclée. Mais au-delà de cette «pointe de l’iceberg», il faut rappeler que dans les deux pays, environ un écolier sur dix subit une forme de harcèlement et que la Suisse n’est donc pas beaucoup mieux lotie.»
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