ENTRETIEN. Un jeune footballeur du TAC frôle la mort : « Il y a eu un manque de réactivité de la mairie » déplore le président du club de Toulouse

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Mansour Harrat, le président du TAC, regrette que le service des sports de la mairie de Toulouse, alerté de la dangerosité du terrain, n’ait pas traité la question plus rapidement. Un jeune joueur de 14 ans, licencié au club, a été plongé dans le coma suite à un accident survenu samedi 16 décembre, alors que le club demande des travaux de rénovation de son terrain depuis plusieurs années.

Pouvez-vous nous donner des nouvelles du jeune victime de l’accident ?

Je suis allé lui rendre visite à l’hôpital lundi. Il est sorti du coma. Il était encore très faible, mais j’ai l’impression qu’il m’a reconnu, car il m’a souri. Maintenant nous attendons les résultats des analyses, notamment du scanner cérébral, pour savoir s’il y aura des séquelles de l’accident. J’aimerais souligner le travail de l’éducateur de son équipe, Islem Berrahoui, qui lui a prodigué les premiers soins. Il lui a sauvé la vie. Et les secours, qui ont pris le relais, sont également arrivés très vite sur les lieux.

Vous constatez, depuis plusieurs années, que la piste d’athlétisme entourant le terrain est dangereuse ?

Oui. Et nous avons alerté le service des sports la mairie. Il était au courant, et nous avons eu des promesses que des travaux seraient faits. Mais il y a un manque de réactivité. Cela fait des années que nous demandons, et malheureusement, il y a eu ce terrible incident samedi dernier. C’est regrettable. C’est un accident qui aurait pu être évité.

Quelles avancées espérez-vous ?

Le directeur général et le directeur des sports de la mairie sont venus pour constater l’état de la piste. Ils nous ont dit qu’ils allaient faire quelque chose rapidement. Je l’espère. On ne rejouera pas sur ce terrain tant que les choses ne seront pas réglées. J’ai eu très, très peur. Voir un gamin de 14 ans par terre, en train de se faire réanimer, c’est terrible.

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