Équateur: fin de campagne présidentielle sous haute tension

La campagne électorale s’achève aujourd’hui en Équateur. Le second tour, dimanche 15 octobre 2023, se déroulera sous un fort climat d’insécurité, doublé d’une crise économique aiguë.

De nombreux commerçants mettent la clé sous la porte, sur le port de Puerto Bolivar à Machala. Ce port devrait être prospère, des tonnes de crevettes, bananes, cuivre s’exportent chaque année. Les propriétaires de magasins, exsangues, n’arrivent plus à payer l’impôt illégal réclamé par les gangs. « 35% des commerces et des restaurants ont fermé car les propriétaires ne veulent pas payer la « vacuna », la vaccination, un bien joli mot pour désigner l’extorsion », explique Celio Rosario, natif de Machala, avec lequel notre correspondant à Quito Eric Samson s’est entretenu.

La délinquance des groupes armés semble hors de contrôle. Un candidat à la présidentielle, Fernando Villavicencio, a été tué en pleine campagne, il y a quelques mois. Les 13,5 millions d’électeurs ont le choix entre la socialiste Luisa Gonzalez et le conservateur Daniel Noboa. Un choix difficile, pour l’analyste politique Gabriela Guerrero : « Les deux candidats n’ont pas été très bons lors du débat final. L’occasion de réduire les votes nuls a été manquée. Les indécis sont encore très nombreux dans le pays et les doutes de beaucoup n’ont pas été dissipés ».

Argentine : plainte contre le candidat ultra-libéral et antisystème

Alberto Fernandez, le président argentin porte plainte contre Javier Milei pour « incitation à la peur publique ». Javier Milei, candidat ultra-libéral, favori des sondages, a appelé récemment à une dollarisation de l’économie, avec des propos virulents contre le peso, la monnaie nationale. Peu après ces paroles, la monnaie s’est effondrée. Un dollar s’échange contre 1 000 pesos sur le marché parallèle. Cette plainte intervient à dix jours du premier tour de l’élection présidentielle. L’Argentine est l’un des pays qui subit le plus la hausse des prix, avec une inflation à plus de 120%.

Le journal de la 1ère

Le président de la Région Guadeloupe comparaît au tribunal correctionnel de Basse-Terre pour détournements de fonds et falsification de ses comptes de campagne.

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