Éric Antoine se démultiplie tout l’été sur M6. Outre Les Traîtres saison 2, il présente, le 31 juillet, en prime time sur M6 un numéro spécial célébrités du quiz Qui peut nous battre ? et prochainement un deuxième numéro du Plus Grand Quiz de France tourné à Roland-Garros.
L’an dernier, « Les Traîtres » avaient signé le meilleur lancement pour un divertissement depuis « Loft Story ». Tel Nostradamus, aviez-vous prévu ce carton ?
J’aurais aimé avoir de vrais pouvoirs magiques et répondre que oui. Honnêtement, je ne savais pas que ça allait battre des records historiques. Selon moi, l’image très cinématographique de l’émission a contribué à son succès. Et la saison 2 est encore meilleure à tous les niveaux, en termes de suspense et de retournements de situations. Le casting est très riche. Le nouveau château est encore plus dingue.
Vous êtes plus machiavélique aussi. On sent que vous jubilez…
Je vous rassure, cela ne fait pas partie de ma personnalité d’être une saloperie. Dans Les Traîtres, je suis plus comédien. Je joue un personnage, un châtelain un peu sadique qui se réjouit des horreurs qui arrivent aux candidats. J’y suis allé à fond. Je me suis beaucoup amusé.
Jean Lassalle est la grosse surprise de ce casting. Est-ce la place d’un politique d’être dans une téléréalité ?
L’année dernière, David Douillet, ancien ministre, avait gagné le jeu. Cette année, on a aussi Laura Flessel, également ex-ministre des Sports. Quant à Jean Lassalle, il a surtout été candidat aux dernières présidentielles. Les Traîtres, comme expérience sociologique, est tout à fait l’endroit pour un politique. Le jeu tourne autour du vote et de la capacité des candidats à convaincre les autres. On a un casting à la Thierry Ardisson. Dans ses émissions, il réunissait un prêtre, une demi-mondaine, un intellectuel. Dans Les Traîtres, on a des politiques, un philosophe, une influenceuse… On met ensemble des visions du monde complètement différentes.
L’art oratoire fait-il la différence pour remporter le jeu ?
Oui, il est essentiel. C’est à la fois fantastique et inquiétant. Celui qui maîtrise le verbe dirige le monde. D’où la nécessité à l’école de transmettre le plus de vocabulaire possible. La richesse lexicale est aussi une richesse intellectuelle. Cette constatation est à double tranchant. On peut avoir quelqu’un qui maîtrise l’art oratoire à la perfection et être un parfait escroc.
Un jeu basé sur le mensonge ne contribue-t-il pas à l’atmosphère complotiste de l’époque ?
Les Traîtres fonctionnent sur la notion de vérité et du mensonge, ce sont des questions que la société se pose actuellement. C’est peut-être l’une des raisons de son succès. Aujourd’hui, on ne sait plus qui croire. Dans l’information, il faut recouper les sources. C’est la même chose dans Les Traîtres, il faut enquêter, aller chercher l’information par soi-même et non écouter sa propre paranoïa.
Vous avez dépoussiéré la magie, avez-vous le sentiment de dépoussiérer le métier d’animateur télé ?
Je ne dirais pas ça. M6 a toujours fait appel à des gens qui ne sont pas des animateurs, comme Stéphane Plaza qui est agent immobilier, ou Philippe Etchebest qui est chef cuisinier. En tant qu’artiste, je ne sais pas faire de l’animation. Je suis obligé de faire autre chose. Je n’ai pas l’impression de dépoussiérer ce que font Nagui, Arthur ou Ardisson, qui sont des animateurs brillants. On ne joue pas dans le même couloir. Quand je reçois un texte, j’essaie de trouver un second, voire un troisième degré.
Vous coanimez depuis l’an dernier « Le Plus Grand Karaoké de France » : on ne vous attendait pas sur la chanson…
A priori, je ne viens pas de l’univers musical mais se retrouver devant une foule de 6 000 personnes, je connais. J’ai joué dans de nombreux Zénith. Faire rire une foule, ça me correspond. Faire de la vie des gens une fête, cela correspond à mon ADN. Mon but est de rendre heureux les gens. C’est la grosse fête.
Vous venez de terminer le tournage de la nouvelle saison de « Lego Masters ». Quelles sont les nouveautés ?
Il y en a beaucoup. On aura la Machine infernale qui chamboule tout au milieu des épreuves. Par exemple, la machine sort un nouvel objet pendant l’épreuve et fait changer la thématique de celle-ci. Elle peut aussi faire bouger le chronomètre. Autre nouveauté : une finale en brigades, à six, comme dans les émissions de cuisine. On a eu les plus belles œuvres jamais vues dans l’émission.
Serez-vous toujours juré à la rentrée dans « La France a un incroyable talent » ?
Je ne m’en lasse pas. C’est l’émission dans laquelle j’étais candidat en 2006. On déconne, on délire. C’est ma parenthèse enchantée. En tant qu’artiste, je me ressource. Chaque année, c’est 150 artistes qui me mettent une petite claque dans la gueule.
« Croire en ses rêves » a toujours été votre leitmotiv. Vous rêvez de quoi en ce moment ?
Je rêve de fiction, soit comme réalisateur, soit comme acteur. J’ai envie de jouer mais pas tout et n’importe quoi.
« Les Traîtres », mercredi 02 août à 21h10 sur M6.
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