Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan
Fin avril, à la sortie d’une audience avec le président Patrice Talon, Éric Houndété révélait à la presse que le chef de l’État était dans des dispositions favorables pour le nommer. Le décret a été pris quelques semaines plus tard mais avant l’acte officiel, l’opposant faisait déjà dans l’auto-proclamation. « Je suis Éric Houndété, Je suis chef de file de l’opposition conformément aux lois de la république », ainsi se présentait-il.
Les Démocrates sont arrivés premiers, devant toutes les autres formations politiques de l’opposition, avec 28 députés. Selon la loi, la couronne leur revient avec des attributs que réclame le nouveau chef de file de l’opposition : « Le chef de file de l’opposition dispose d’une administration qu’il gère avec du personnel pris en charge par l’État, avec des moyens. On n’est pas chef de file s’il n’y a pas une file. »
Le chef de file de l’opposition est nommé par le chef de l’État. L’opposant trouve que c’est un peu gênant. « Ce n’est pas logique que ce soit le président de la République qui nomme le chef de file de l’opposition. Les députés ne sont pas nommés par le chef de l’État. Ils sont donc élus. C’est une décision de la Cour qui les proclame. Ceux qui ont fait la loi, auraient dû avoir l’intelligence de confier cette responsabilité à la Cour constitutionnelle », explique-t-il.
En attendant une remise en cause de la loi, Patrice Talon l’a nommé et il a accepté.
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