« Quand la France s’aimait », titrait récemment un confrère et néanmoins concurrent de la presse magazine. C’était il y a bien longtemps, mais en remontant la rive des nostalgies on trouve plus ancien encore : « Quand la France était aimée… » Au vu des événements récents survenus en Afrique sahélienne, il s’agirait là d’un fait quasi mythologique. Un mirage, un conte de fées pour les enfants sages de nos (anciennes) colonies. Un absolu mensonge en réalité, que semblent dénoncer aujourd’hui, dans un sous-texte furieux et revanchard, les porteurs de pancarte invitant notre beau pays à « dégager » du Mali, du Burkina Faso ou, récemment, du Niger. « La France, il fallait l’aimer ! », rectifient les plus « politiques ». De gré ou de force. Sinon gare… Quelques milliers de Malgaches et de Camerounais apprirent à leurs dépens qu’on ne brave pas impunément la mère patrie en se révoltant ou en réclamant avant l’heure une indépendance dont elle entendait fixer les termes.
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Bien sûr, dans leur immense majorité, les très jeunes manifestants hurlant « Mort à la France » dans les rues de Niamey ou de Ouagadougou ignorent probablement tout de la « sale guerre » menée à partir de 1956 contre les indépendantistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Ils ne connaissent pas plus les détails de la brutale répression du soulèvement paysan ayant embrasé l’est de Madagascar, dix ans plus tôt. Et il n’est pas scandaleux d’affirmer que nombre d’entre eux sont plus sensibles aux quelques billets CFA distribués avant manif par les petites mains d’une ambassade étrangère ou d’une junte en quête de popularité qu’aux complexes arcanes de l’histoire coloniale.
Vifs ressentiments
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