Le discret et courtisé M. Kim, la soixantaine, est l’un des pontes du réseau public KBS, l’équivalent sud-coréen de France Télévisions. Il a créé en 1998 « Music Bank », une émission hebdomadaire dédiée à la K-pop, puis en 2011 le festival itinérant du même nom qui a parcouru douze pays (Japon, Chili, Émirats arabes unis, Brésil, Turquie, Allemagne…) et treize villes, dont Paris deux fois, en 2012 à Bercy et samedi dernier à Paris La Défense Arena.
Pourquoi revenez-vous à Paris ?
CHOONG KIM. Après la pandémie, la K-pop a explosé en Amérique latine et en Europe. Ces deux continents étaient notre priorité. Nous avons choisi Paris car cette ville est au centre de l’Europe et parce que les artistes coréens l’adorent. Cette fois, le festival est trois fois plus grand qu’à Bercy en 2012. Nous aurions pu faire deux dates tant la demande était importante, mais le but de KBS n’est pas de gagner de l’argent.
Comment Paris La Défense Arena s’est imposée ?
Nous voulions vraiment venir dans cette salle. Beaucoup de groupes de K-pop veulent y jouer, mais elle est souvent réservée. Le plus important dans la K-pop, c’est l’énergie générée par les artistes et la synergie avec les spectateurs. Et cette salle couverte est parfaite pour créer ce lien. En plein air, la dynamique et la relation avec les fans sont moins fortes.
L’ambassade de Corée du Sud à Paris a organisé une réception avant le show. La K-pop est devenue un atout diplomatique ?
Elle est née en Corée, mais son message s’adresse au monde entier. Elle voudrait être porte-parole des jeunes, avec des groupes comme BTS et Blackpink. En 2010, nous faisions beaucoup de demandes aux ambassades pour faire connaître notre culture. Aujourd’hui, c’est l’inverse. Tout le monde la connaît, et ce sont les ambassades qui insistent pour assister aux concerts et rencontrer les artistes, qui sont d’ailleurs réticents.
Ils ne donnent jamais d’interview et ferment leurs loges. Vous les protégez ?
Non, c’est leur volonté ! Ils estiment qu’il n’y a aucun avantage à rencontrer la presse, tant en Corée qu’à l’étranger. Ils veulent juste montrer ce qu’ils font sur scène. Et puis, les fans leur demandent une si grande énergie qu’ils ont besoin de concentration aussi car l’événement est en live, filmé, archivé et va circuler sur Internet. Il faut que ce soit parfait.
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