Foot : la Métropole et le FC Rouen « envisagent » de jouer le quart de finale de Coupe de France à Caen

Le quart de finale de la Coupe de France de football entre le FC Rouen et Valenciennes pourra se dérouler au stade Robert-Diochon. La Métropole de Rouen le confirme, ce lundi 12 février, après l’article de nos confrères de Paris-Normandie, évoquant des « risques d’effondrement » de la tribune Zenith. « Il n’y a aucune difficulté », réagit ce lundi soir, David Lamiray, vice-président de la Métropole de Rouen en charge des sports. « L’engouement populaire, la belle fête sportive, a fait qu’il y a eu des aléas qui ont engendré de fortes dégradations sur la tribune Zenith, il y a eu de nombreuses coques [sièges NDLR] cassées, entre 70 et 80. On n’a pas eu le temps de les renouveler avec les rencontres qui se sont enchaînées. »

« La tribune sera ouverte contre le Red Star »

« Certains évoquent son effondrement, il n’y a pas de sujet, on veut juste changer ces coques pour accueillir les supporters dans de bonnes conditions. La tribune sera ouverte pour le match contre le Red Star. » Le FCR doit accueillir les franciliens le lundi 19 février au soir. David Lamiray explique également que la tribune a fait l’objet d’un « bureau de contrôle » au moment de l’installation du nouvel écran géant. « Il n’y avait aucune difficulté structurelle ». Mais après le match de Monaco, où la tribune a été secouée ? L’élu reconnaît qu’un expert doit passer examiner la tribune ce mercredi, pour des « vérifications », mais assure qu’elle est en bon état et qu’il s’agit d’une banale visite de contrôle. Il n’empêche que l’état général du stade Diochon pose tout de même question, malgré les rénovations en cours.

25.000 euros pour le déplacement des supporters

Alors le stade pourra-t-il accueillir l’équipe de Valenciennes, en quart de finale ? « Le stade est adapté, les tribunes seront accessibles, assure David Lamiray. Pas sûr pourtant que le stade accueille bien le match. Dans un communiqué diffusé ce lundi 12 février au soir, la Métropole de Rouen annonce « envisager », avec le club, une délocalisation du match, « probablement à Caen ».

« Le président du FCR s’oriente vers un choix, qui lui appartient, d’aller faire le match à Caen. Avec une jauge plus importante et une recette plus importante, mais cette jauge serait la seule motivation », nous avait précisé plus tôt dans l’après-midi David Lamiray. La Métropole financera à hauteur de 25.000 euros le transport des supporters jusqu’à Caen. Il semblerait que l’option d’une délocalisation soit donc bien avancée, ce qui serait une triste image pour le football rouennais.

« Le choix du stade Malherbe (21000 places assises) plutôt que Diochon (8000 places assises) est fait, comme en 2012 avec l’USQ, pour permettre au maximum de supporters d’assister au match », précise la métropole.

Le groupe de supporters Rouen Fans a d’ores et déjà annoncé vouloir boycotter la rencontre si jamais elle est délocalisée. « Il n’y a aucune raison que le match ait lieu en-dehors de notre stade habituel », écrivent-ils dans un communiqué. « Comptez sur nous pour nous mobiliser » concluent-ils.

Contacté par France Bleu Normandie, le président du FC Rouen, Charles Maarek, explique être en discussions avec plusieurs autres villes : , Caen, donc, mais aussi Le Havre, Amiens, Le Mans et Valenciennes. Selon lui, le choix doit être officialisé dans la journée de demain, mardi 13 février.


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