Football : Amélie Oudéa-Castéra promet une « une initiative forte en janvier » sur la question des supporters

Trois heures de discussion avec quelques crispations ce lundi matin pour l’Instance Nationale du Supportérisme (INS), sous l’égide de la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra. Le but était simple et ambitieux : juguler les violences qui gangrènent le foot français et ont conduit récemment à la mort d’un supporter nantais.

Comme l’INS n’est pas une structure décisionnelle, rien de vraiment concret ne pouvait sortir de la réunion. C’est ce qui est arrivé. Mais il y avait quand même matière à se parler car le moratoire sur le déplacement des supporters après le drame nantais avait déjà été attaqué avec succès par plusieurs groupes de supporters devant le Conseil d’État. Amélie Oudéa-Castéra (AOC) a refusé, d’une formule ciselée, d’avoir des regrets sur ce moratoire : « je préfère qu’il y ait de la casse juridique que de la casse humaine » a-t-elle lancé.

La ministre s’est néanmoins dite satisfaite de la réunion et annonce « une initiative forte en janvier » sans en préciser les contours. AOC estime qu’il faut profiter de la trêve hivernale afin que tous les acteurs (ministères de la Justice et de l’Intérieur, clubs, Ligue et supporters) se mettent d’accord.

Elle en a proposé quelques axes, expliquant en préambule avoir exigé de la part des associations de supporters présentes une condamnation ferme des derniers incidents (les bus caillassés lors de OM-OL et Montpellier – Brest et la mort du supporter nantais). « Je ne les ai pas assez entendus sur ce point », précise-t-elle.

Une nouvelle convention entre la Ligue et les supporters

Volontairement assez générale, AOC a néanmoins glissé quelques pistes. « Une nouvelle convention avec la Ligue permettra de clarifier encore plus le rôle de chacun, annonce-t-elle. Il faut notamment améliorer en amont le travail préparatoire des rencontres entre les préfets, les directeurs sécurité des clubs et les référents supporters. L’encadrement des déplacements doit être respecté à la lettre, ce qui n’avait pas été le cas lors du match dramatique à Nantes ».

Une autre mesure a été évoquée mais elle ressemble un peu à un gadget : « Il faudrait imprimer sur les billets de match les peines encourues en cas de débordement », note la ministre.

En conclusion Amélie Oudéa-Castéra estime que cette douzième réunion de l’INS, la 4e qu’elle dirige, a été très « positive dans l’échange ». Même sur la contestation juridique du moratoire, elle note « une bonne foi et une bonne volonté de la part de tous d’avancer. Peut-être que tout n’a pas été bien fait ou un peu tardivement mais depuis deux ou trois semaines, il fallait un électrochoc. Ce moratoire a produit une réflexion »

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