Givaudan s’appuie depuis 2018 sur l’expertise d’agronomes pour réduire l’impact écologique de ses matières et de ses parfums. En amont des techniques d’extraction, les modes de culture des plantes sont, en effet, des instruments essentiels de la préservation des ressources naturelles. La maison de composition envisage ainsi la création de filières d’approvisionnement alternatives, grâce à des pratiques régénératrices et bienveillantes pour la planète, à l’image de ses cultures de romarin, de patchouli mais aussi de vétiver.
Valorisation de terres pauvres et revenus complémentaires
Racine ancienne originaire d’Inde, le vétiver a beaucoup voyagé puisque 60% de la production vient aujourd’hui d’Haïti. Givaudan a réintroduit la culture du vétiver d’Haïti en Inde, grâce à un partenariat innovant avec Synthite. Une nouvelle matière issue d’un sourcing éthique, en travaillant aux côtés de partenaires et producteurs locaux directement dans le pays d’origine.
L’essentiel des terres arables en Inde étant préempté pour des cultures alimentaires, Givaudan a réhabilité des sols inexploités pour faire pousser son vétiver. Le choix s’est porté sur une bande de sable au sud-est de l’Inde, en face du Sri Lanka, dont la culture a été confiée à des producteurs de riz, qui bénéficient ainsi d’un revenu complémentaire.
Nouvelles facettes olfactives
S’il s’agit de la même variété de vétiver que celui d’Haïti, la nouvelle matière ainsi obtenue présente pourtant d’autres facettes olfactives. Un phénomène lié au sable, mais aussi à la distillation, écourtée pour des raisons écologiques.
Là où le vétiver haïtien est très “noisette” et gras, le Vétiver des Sables se fait plus minéral. Très puissante et montante, cette huile essentielle déploie aussi des nuances d’ambre gris et de cypriol. Elle se marie bien aux bois ambrés très en vogue actuellement. Le vétiver des sables et celui d’Haïti se complètent ainsi parfaitement, en ayant chacun leur place dans la palette du parfumeur.
À travers cette nouvelle matière naturelle, Givaudan démontre l’importance de l’agronomie, pour préserver les cultures des plantes à parfum à l’avenir. S’intéresser aux sols offre l’opportunité d’un triple impact : olfactif, environnemental et sociétal.
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