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Une cérémonie qui s’est déroulée en deux temps, avec d’abord un moment de recueillement sur la tombe d’André Henry, natif de Gréville et qui trouva la mort à Bizot-Mercha dans le nord de l’Algérie, puis au monument aux Morts de la commune pour un hommage à tous ceux qui sont Morts pour la France pendant la guerre Algérie et les combats au Maroc et en Tunisie, y compris à ceux qui sont tombés après le cessez-le-feu du 19 mars 1962.
Chaque 5 décembre depuis 2003, la République rend un hommage solennel à ces Morts pour la France. Après Digulleville en 2022, cet hommage a donc eu lieu cette année à Gréville, en présence des porte-drapeaux des différentes communes déléguées, d’habitants et d’élus, avec en tête, Hubert Dubost, maire délégué de Gréville-Hague, Manuela Mahier, maire de La Hague, Jean-Marc Frigout, conseiller départemental du canton de La Hague, mais aussi Lucien Duval, président cantonal des ACPG, Michel Étienne et Pierre Baude, de l’UNC, association d’anciens combattants.
Un Grévillais mort le 13 octobre 1961 dans le nord de l’Algérie
Après la messe en l’église Sainte-Colombe célébrée par le père Christophe Férey, la cérémonie a commencé par un hommage à André Henry. « Né en 1940, André Henry habitait Gréville, au hameau es Gouets, où il passa toute son enfance et sa jeunesse. Comme les jeunes hommes de son âge, il a dû servir en Algérie lors du conflit de l’époque, affecté au 13e régiment de dragons parachutistes. Le 13 octobre 1961, il trouva la mort à Bizot-Mercha dans le nord de l’Algérie. À Gréville, lorsque la nouvelle tomba, ce fut la consternation parmi les habitants, notamment à l’école, que fréquentaient ses frère et sœur, Émile et Thérèse. Ses obsèques furent célébrées le 15 décembre en l’église de Gréville. Une cérémonie très impressionnante, l’homme étant Mort pour la France. André Henry reçut les hommages militaires comme il se doit en pareille circonstance », a expliqué Hubert Dubost.
Mardi, le cortège a ensuite pris la direction du monument aux Morts, où le message de Patricia Mirallès, secrétaire d’État chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire, a été lu par la maire de La Hague. « Nous nous rappelons de ces jeunes gens appelés du contingent qui ont fêté leurs 20 ans dans les casernes d’Oran, en patrouille dans les Aurès ou sur la poussière d’une piste, quelque part en Kabylie. De ceux plus âgés qui avaient été des combats contre l’occupant nazi ou qui s’étaient engagés en Indochine. De ceux qui avaient grandi dans les villes ou dans les exploitations agricoles du nord de la France ou du Constantinois. »
Harkis et autres membres des formations supplétives ainsi que toutes les victimes des attentats et des exactions qui ont eu lieu avant comme après les accords de cessez-le-feu ont aussi été évoqués. « Aujourd’hui, plus de 61 ans après la fin du conflit, l’héritage de la guerre d’Algérie est marqué des souffrances qu’elle a créées comme des passions qu’il suscite. »
230 Manchois Morts pour la France
Des dépôts de gerbes ont été effectués au nom des anciens combattants par Lucien Duval et Michel Étienne, la commune de La Hague et déléguée de Gréville par Manuela Mahier. « Aux Morts » a suivi avec une minute de silence, puis « La Marseillaise ».
Du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962, à la signature des accords d’Evian, 230 Manchois ont laissé leur vie de l’autre côté de la Méditerranée. Sur le territoire de La Hague, souvenons-nous d’Albert Lecarpentier d’Acqueville, Jean-Marie Stéphan de Digulleville, Gérard Loy de Beaumont-Hague, Henri Avoine de Sainte-Croix et André Henry de Gréville-Hague.
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