Barbara Olivier-Zandronis, journaliste-présentatrice de la radio privée RCI en Guadeloupe, a été écartée de la présentation du journal de 13h.
Une mise à l’écart qui a eu lieu à la suite d’une interview particulièrement tendue du président du RN, Jordan Bardella.
La journaliste Barbara Olivier-Zandronis ne présentera plus le journal de 13h sur les ondes de Radio Caraïbes International (RCI) Guadeloupe, une station privée locale. Deux jours plus tôt, vendredi 8 décembre, la présentatrice interviewait Jordan Bardella, en déplacement dans les Antilles.
Un « débat politique » pour RCI Guadeloupe
L’échange ayant eu lieu, et disponible en replay, fut particulièrement tendu et notamment marqué par cette intervention du président du Rassemblement national, interrogé sur son activité au Parlement européen : « Vous avez votre carte dans quel parti politique, Madame ? (…) Vous m’agressez depuis à peu près neuf minutes en faisant les questions et les réponses ».
Le directeur délégué de RCI a justifié auprès de nos confrères de l’AFP cette mise à l’écart de la journaliste, en CDD depuis le mois de septembre. « Ce n’est pas la première rédaction au monde où quelqu’un est retiré de l’antenne quand il y a un couac », a expliqué Hervé de Haro, disant considérer qu’il s’agissait là non pas d’une interview qui avait été menée, mais d’un « débat politique ».
Depuis l’annonce, Barbara Olivier-Zandronis a reçu plusieurs soutiens politiques, comme celui de l’eurodéputé Stéphane Séjourné. « Son ‘tort’ ? Avoir rappelé au président du RN son manque de travail et son absence de soutien à la Guadeloupe au Parlement européen », a tweeté le président de la délégation Renaissance à Bruxelles. Ou celui de Marie Toussaint, candidate EELV aux élections européennes, selon qui « son interview était pourtant exemplaire de professionnalisme : elle a confronté les prétentions de l’homme aux faits, aux votes et aux absences. Faire son métier face aux politiques, interroger les incohérences du RN, c’est juste la base ».
Dans une lettre ouverte, trois députés et deux sénateurs de Guadeloupe ont dénoncé cette mise à l’écart en estimant que « la véritable essence de la liberté de la presse est incarnée lorsque les hommes politiques sont confrontés avec des questions fondamentales et franches ». Une pétition a même été lancée en ligne pour demander le retour de la journaliste à l’antenne, comme l’a constaté l’AFP, dépassant ce dimanche à 18h les 2000 signatures.
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