Guy Philippe : “Je ne me sens pas en sécurité aux États-Unis”

Dans un message audio envoyé à la rédaction du journal Voix de l’Amérique-VOA Kreyòl, par l’intermédiaire de son avocat, Guy Philippe  a déclaré que lorsque les États-Unis étaient prêts à l’expulser, un responsable lui a dit que le gouvernement haïtien n’avait pas signé le document qui lui permettrait de revenir en Haïti.

« Mardi dernier, le 26 septembre, une délégation de l’Immigration de la Sécurité Intérieure est venue me voir au camp d’immigration où je me trouve. J’ai signé avec eux. Ils savent que tout est fini, que toutes les procédures sont terminées et qu’ils me renverront dans mon pays Haïti jeudi (28 septembre). Aujourd’hui je devais entrer en Haïti », a informé l’ancien élu.

Il ajoute : « Mais hier matin alors qu’on me mettait dans le bus pour m’emmener à l’aéroport pour venir en Haïti, l’officier est venu nous dire que moi, Guy Philippe, je ne pourrai pas entrer en Haïti parce que le gouvernement haïtien ne donne pas son OK. Le gouvernement n’a dit ni oui ni non pour entrer en Haïti, alors qu’ils répondent de tous les autres Haïtiens qui étaient à bord du vol. Ils ont dit oui pour les autres. »

Après cela, l’ancien sénateur élu a été reconduit au camp d’immigration, affirmant dans sa note vocale ne pas se sentir en sécurité aux États-Unis et qu’il souhaite retourner en Haïti. « Je ne me sens pas en sécurité aux États-Unis. Je veux rentrer dans mon pays. Et c’est ce que dit la loi », se lamente l’ancien opposant farouche de Jean Bertrand Aristide

L’ancien homme fort de la Police nationale affirme avoir même proposé de l’Immigration and Customs Enforcement des États-Unis (ICE) d’acheter son propre billet afin de revenir en Haïti à bord d’un avion commercial, mais aucune réponse ne lui a été donnée.

Contactés par Voix de l’Amérique-VOA Kreyòl, ni  l’Immigration and Customs Enforcement des États-Unis ni le ministre haïtien des Affaires étrangères, Jean Victor Généus, n’ont répondu aux questions du média. L’ICE, pour sa part, a déclaré n’avoir aucun commentaire sur le sujet, tandis que le chancelier haïtien qui a promis de recontacter le journal, ne l’a pas encore fait.

L’avocat de Guy Philippe, Louicher Jean Joseph, soutient que la détention de son client est une violation flagrante de la déclaration universelle des droits de l’homme et qu’il compte porter le dossier devant la Cour Pénale Internationale.

Rappelons que depuis la fin de son procès, Guy Philippe aurait dû être rapatrié vers Haïti, selon ce qu’avait révélé le journal américain Miami Herald. Mais pour l’instant il n’en est rien, car Philippe est toujours en détention aux Etats-Unis, qui soutiennent qu’Haïti n’a pas encore répondu pour le transfert de l’ancien de la PNH.  

Avec VOA Kreyòl


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