Haïti à travers sa diaspora -Gaëlle Gracien : ‘Les crises en Haïti affectent la diaspora autant que les locaux’

La juriste expose également la vision du monde de la diaspora qui peut être différente par rapport aux locaux. Elle souligne ainsi la façon dont les citoyens haïtiens appréhendent les problèmes du pays de manière individuelle, ce qui constitue selon elle un enjeu majeur au bien-être collectif. « S’il y a un trou sur ma route, je ferai appel au service d’entretien de ma ville au lieu de me procurer un 4×4. C’est malheureusement l’inverse qui se fait en Haïti. Si tout le monde résout les problèmes à sa manière, ceux dont les moyens ne les permettent pas n’auront pas accès aux services publics. » Gaëlle précise que cette vision du monde à vouloir tout résoudre par soi-même renforce l’inégalité dans le pays.

Selon la juriste, cette réalité constitue un manque à gagner pour le pays, qui pourrait potentiellement devenir une destination touristique de choix si la sécurité est garantie.  » Il y a tellement d’expériences possibles. Si vous aimez le surf, il y a des endroits, si tu aimes le haking, tu pourras t’y exercer, il y a énormément de sites historiques et l’expérience culinaire est juste magnifique« , continue la quadragénaire qui plus loin, a nuancé ses propos.

Pour avoir toujours vécu à l’extérieur, Gaëlle avoue qu’elle se sent illégitime même pour donner son opinion. « Je ne connais pas les modes d’organisation du pays. Mon discours peut paraître simpliste tout comme il est facile de penser que le non-versement de rançon freinera les kidnappeurs. Toutefois quand on a un proche kidnappé, on ne pense pas, on fait ce qu’il y a à faire.« 

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