Haïti : dans l’enfer quotidien de Port-au-Prince

« Face au chaos généralisé en Haïti, nous, chrétiens, faisons ce que nous pouvons. Nous vivons une situation de souffrance extrême, comme un sombre Vendredi saint », déclare le prêtre catholique Jean Jacques Saint-Louis, responsable provincial des pères montfortains, prêtres de la Compagnie de Marie, une congrégation religieuse très implantée dans le pays. « Mais, reprend-il, l’histoire n’est pas finie, Pâques viendra et la victoire ne sera pas aux personnes armées mais à Dieu ! » Depuis la démission du Premier ministre et président de la République par intérim Ariel Henry, le 11 mars, Haïti n’a plus d’autorité légale. Une coalition de groupes armés sous la bannière Viv Ansanm (« vivre ensemble », en créole haïtien), menée par le chef de gang Jimmy Chérizier dit « Barbecue », contrôle 80 % de la capitale Port-au-Prince. Ces dernières semaines, de nombreux magasins, pharmacies, bâtiments publics ont été pillés et incendiés, de même que des églises et des écoles chrétiennes. En trois semaines, plus de 50 000 personnes…

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