Le grand rendez-vous climatique, COP (Conference of the Parties, en anglais), entame sa 28e édition, et c’est à Dubaï que se déroule cette activité du 28 novembre au 12 décembre 2023. Comme plusieurs autres pays de la Caraïbe, Haïti plaide pour la garantie de la sécurité climatique et la survie des populations de la région. À cette occasion, le ministère de l’Environnement a soulevé les différentes priorités du pays dans cette perspective.
«La République d’Haïti, à travers le ministère de l’Environnement, joint sa voix à celle des pays voisins de la Caraïbe pour réaffirmer que 1,5 degré Celsius est l’unique choix pour garantir la sécurité climatique et la survie des populations de la région. Ce sera également une occasion pour redonner confiance aux pays en développement comme Haïti qui, au nom de la justice climatique, attendent désespérément le respect des engagements pris par les pays développés», a publié le ministère de l’Environnement sur X (anciennement Twitter).
En ce sens, l’ensemble des priorités dans cette perspective consiste à l’opérationnalisation et la capitalisation du fonds sur les pertes et préjudices. Parallèlement, les autorités haïtiennes exigent un nouveau cadre pour l’objectif mondial en matière d’adaptation qui favorise un suivi robuste des efforts collectifs et qui permet la satisfaction des besoins d’adaptation au niveau local dans les pays particulièrement vulnérables.
Il convient également de diffuser des messages politiques clairs et de haut niveau sur les résultats du premier bilan mondial ainsi que les suites à donner. La définition d’un programme de travail sur la transition juste dont la mise en œuvre permettra de déboucher sur une transition où les circonstances des PMA et des PIED, notamment les questions relatives à une mobilité humaine digne de la sécurité climatique, l’accélération du programme de travail sur le relèvement du niveau d’ambition d’atténuation, y compris une réduction des émissions provenant de la pollution plastique, afin de replacer le monde sur la trajectoire d’un réchauffement de 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.
Le gouvernement entend également trouver la confirmation du respect de l’engagement des 100 milliards de dollars américains ainsi que l’identification d’échéanciers clairs pour y arriver, la présentation d’un plan réaliste pour l’augmentation significative des soutiens financiers pour l’adaptation des pays en développement assorti de soutien en matière de renforcement des capacités et de transfert et développement des technologies, l’élimination progressive de l’utilisation des combustibles fossiles sans dispositif de réduction.
Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a prévenu dans une déclaration vidéo accompagnant le lancement du nouveau rapport que démarrent les négociations annuelles de l’ONU sur le climat, «Nous vivons un effondrement climatique en temps réel – et l’impact est dévastateur», afin de mobiliser les chefs d’État à réagir.
En ce sens, le Dr Arnousse Beaulière explique qu’Haïti est un pays extrêmement vulnérable aux désastres climatiques, une vulnérabilité qui se traduit par la pollution, l’érosion, la sécheresse, les mauvaises pratiques de culture, le déboisement, la dégradation des bassins versants, entre autres.
Face à de telles situations, le professeur questionne les autorités étatiques autour de l’urgence écologique et les diverses méthodes de prise en charge. Il a en ce sens soulevé leur incapacité, leur manque de responsabilité et leur intégrité morale. Donc, par rapport aux enjeux climatiques, M. Beauliere croit que les responsables doivent se mettre à la hauteur pour faire face à cet enjeu crucial et éviter les dégâts tant du point de vue matériel et humanitaire.
Oberde Charles
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