Handball. Entre les playoffs et l’engouement populaire, Caen a « créé quelque chose »

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La joie d’Emilien Deschamps, formé au Caen Handball, célébrant la victoire à Cherbourg et la qualification pour les playoffs qui l’accompagne. ©Hilde van Herwijnen

Les plus belles victoires ne sont pas toujours celles qu’on voit en premier. Thomas Lamora a été plus ému par la communion entre les joueurs du Caen Handball et les 150 supporters qui avaient fait le déplacement à Cherbourg que par le succès qui l’avait provoquée, vendredi 19 mai 2023 (29-31). « C’est le symbole que nous avons passé un cap, se réjouit le président du Caen Handball. On crée quelque chose. » 

Les Vikings, qui ont rempli leur Palais des Sports lors des six derniers matchs à domicile, ont conquis une place en playoffs et un élan de sympathie qui n’avait jamais été aussi fort. Depuis quelques mois, l’enthousiasme du Caen HB inonde les amateurs de sport et les handballeurs du dimanche. Sa réussite continue depuis quasiment quinze ans, en dehors du cuisant échec de 2018-2019 (Caen avait fini dernier de Proligue avec seulement cinq points), n’échappe plus à grand-monde dans le paysage régional. 

Un changement de dimension

Parti de Pré-Nationale, Caen a franchi une étape supplémentaire en se qualifiant pour les premiers playoffs de son histoire. Si Thomas Lamora admet un « changement de dimension », il accueille la performance avec une certaine retenue. Elle s’était dessinée de longue date, même si une série de quatre défaites l’avait fortement remise en question.

Nous sommes sixièmes depuis de quatre mois, donc je ne suis pas surpris. Je suis surtout soulagé que nous n’ayons pas échoué au dernier moment.

Thomas Lamora

Son président l’avait dit : Caen avait plus à perdre qu’à gagner à Cherbourg, un adversaire qu’il n’avait plus battu depuis dix ans. Les coéquipiers de Gautier Crépel (7/7 au tir) ont assumé leur statut, ce qu’ils avaient fait de manière irrégulière au cours de la saison. 

« Pas quelque chose de fou »

Le résultat marque davantage la continuité qu’une rupture. « Je savoure, bien sûr, mais ce n’est pas quelque chose de fou non plus. Nous étions dixièmes la saison dernière. Nous voulions faire mieux, cela devait nous placer entre la sixième et la neuvième place. » Avant même que la saison ne démarre, les joueurs parlaient déjà de playoffs. Le club, lui, était plus prudent.

Nous avons gagné quatre places en rajeunissant l’effectif avec une méthode qu’on croyait être la bonne. On avance. Pour le moment, il n’y a pas de mauvaise surprise dans le plan que nous voulons dérouler.

Thomas Lamora

La stabilité qu’affiche le club y est pour beaucoup. Thomas Lamora était déjà la tête pensante lors de la montée en Nationale 3 à l’issue de l’exercice 2009-2010. « Nous avons été constants, souligne-t-il. On ne s’est jamais déchiré dans le club, le conseil d’administration est stable, les partenaires sont fidèles. Les seules crises que nous avons connues ont été sur le sportif. Nous les avons traversées. »

Une progression à tous les niveaux

Le Caen Handball a gardé un fil conducteur dans sa progression constante. « Pas de heurts, pas de drama », apprécie Thomas Lamora. À la place, une vision et une structuration qui s’améliore d’année en année. En coulisse, le recrutement de Jimmy Devaux et de Julien Georges sur le partenariat et le marketing porte ses fruits. L’arrivée du nouveau Palais des Sports, à la rentrée prochaine, tombe à pic. « Le timing est bon. » Avec ce nouvel outil et des moyens, en conséquence, renforcés, Caen aura des arguments supplémentaires à faire valoir.

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Cela va changer en mieux. L’an prochain, nous serons sûrement meilleurs, mais ce n’est pas pour cela que nous serons mieux classés. Il faut tenir compte des autres clubs qui, eux aussi, travaillent.

Thomas Lamora

En attendant de basculer sur une suite qui promet, Caen n’a pas l’intention de se contenter d’un tour de barrage. « Il faut que l’on gagne ces barrages, martèle le président. Il ne faut pas être simplement content d’y participer. » Face à Tremblay et ses trois millions d’euros de budget de plus que le Caen HB, l’ambition est réaffirmée. « Si nous considérons ces playoffs comme du bonus, nous n’assumons pas que nous sommes à la sixième place depuis plusieurs mois. Nous avons maintenu cette place, nous la méritons. Nous devons jouer notre rôle ! »

Le Palais des Sports à guichets fermés ?

Le Caen Handball espère évidemment un Palais des Sports à guichets fermés, comme il l’est de manière quasi-permanente depuis quelques mois, mercredi 24 mai (20h30) devant Tremblay. 500 billets ont été vendus en moins de trois heures. Cette fois, c’est sûr, ce sera le dernier match des Vikings dans l’illustre Palais des Sports actuel. Pour prendre vos billets : https://vikingcaen.ticketchainer.com

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