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Le sport de haut niveau est impitoyable. Le 19 mai 2023, le Caen Handball mettait fin à une décennie d’échecs et d’insuccès devant Cherbourg. Sa victoire 29-31 dans le nord-Cotentin lui offrait la première qualification de son histoire en playoffs. Sept mois plus tard, le derby normand doit permettre aux Vikings de ne plus occuper seuls la dernière place de Proligue. Le flop de la première moitié de saison joue gros ce mercredi 20 décembre 2023 (20h30) au Palais des Sports.
« C’est un match à pression »
Caen va tenter de décrocher son premier succès dans le nouveau théâtre du sport local. « C’est un match à pression parce que c’est un derby, parce qu’on a besoin de points, parce qu’on doit sortir d’une spirale, reconnaît Roch Bedos. On sait la mission qui nous attend. On est tous conscients de ce que nous devons faire, à nous de le faire. »
Septième de Proligue, Cherbourg peut regarder vers le haut et lorgner la sixième place occupée par Nancy, trois points plus haut. « Cette année, ils ont le vent en poupe. Nous, on est en recul, à l’inverse de l’année dernière. » La fragilité des états de performance s’impose aux Caennais.
L’année dernière, on est allé au-delà de nos espérances. Il y a eu une progression entre la première et la deuxième année. La troisième est plus complexe, peut-être sur la capacité à supporter la pression dans ces nouvelles attentes.
Le technicien caennais juge son équipe « un peu en sous-performance sur certains points ». Le mental, défaillant dans l’accumulation de défaites, fait le reste. « C’est encore plus vrai sur des jeunes joueurs. Il faut l’assumer. Tout constat est bon à faire si, derrière, on cherche à trouver des solutions. »
Retrouver du combat en défense
Les Vikings en sont persuadés, ils progressent, malgré deux victoires en treize matchs cette saison. « Ça ne se concrétise pas sur le plan des résultats. Il manque quinze, vingt minutes pour être performant », estime Roch Bedos. Il manque aussi du combat, même si l’entraîneur se garde de le dire en ces termes.
Pour bien défendre, il faut le vouloir ensemble. Cela nécessite une abnégation encore plus importante individuellement et la volonté de marquer son territoire ensemble. C’est un sport de contact. Les premières défenses, les premiers duels marqueront la couleur qu’on veut donner à cette rencontre.
Tout fait à nouveau de ce derby « le match le plus important, dans la manière dont on va l’aborder et le disputer ». Roch Bedos attend « une révolte, une prise de conscience dans l’acte plus que dans la parole ». « On a tous pris conscience de l’importance de cette rencontre, poursuit-il. Jouer des derbys devant une salle pleine, c’est ce que recherche tout sportif. Il y a des ingrédients à mettre. Dans un derby, l’ingrédient du cœur parle souvent. On l’a vu l’année dernière. »
Un mois et demi de trêve
Avant une très longue trêve hivernale, qui ne s’achèvera qu’en février, le Caen Handball n’a plus de temps à perdre. Il n’est qu’à deux points de Valence, Massy et Sarrebourg. Quel que soit le résultat qu’il réalisera contre Cherbourg, rien ne sera joué. Mais les répercussions psychologiques, dans un sens ou dans un autre, seront forcément importantes.
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