Herbie Hancock, Tom Jones, Juliette Armanet… On connait enfin l’affiche du Nice Jazz Festival 2023

Ce mardi matin, la programmation du Nice Jazz Festival a enfin été dévoilée. Presque sans tambour ni trompette. Un peu plus tard que de coutume, sans conférence de presse pour la passer en revue, via un communiqué et une annonce sur les réseaux sociaux.

Et contrairement aux éditions précédentes, le NJF s’étirera sur quatre jours au lieu de cinq.

Comme bon nombre d’événements musicaux, à l’exception de quelques mastodontes, le rendez-vous niçois semble avoir dû se serrer la ceinture, tout en gravitant dans la réalité d’un marché où les cachets demandés par les pointures internationales sont en constante hausse.

C’est ce que semble dire Sébastien Vidal, le directeur artistique du festival depuis 2013, cité dans le communiqué envoyé aux médias.

« On commence, avec gourmandise, par faire des listes d’artistes rêvés ou essentiels en imaginant les voir quelques mois plus tard sur la scène Masséna ou celle du Théâtre de Verdure. Ensuite on entre dans le dur des disponibilités, des négociations, des renoncements, et on bouge ses lignes, on cherche ailleurs. »

« Incroyable diversité »

Le cadre étant posé, il serait tout de même dommage de bouder son plaisir et de ne pas apprécier le plateau proposé, marqué par « une incroyable diversité artistique », selon Sébastien Vidal, qui évoque « une nouvelle génération qui déboule toutes voiles dehors », incarnée par Immanuel Wilkins, Émile Londonien, Julius Rodriguez, Olivia Dean, Ludovic Louis, etc.

D’autres noms, comme GoGo Penguin, Hiromi ou Laurent Coulondre, représentant la « nouvelle galaxie du jazz contemporain », seront aussi de la partie.

Du côté de la scène Masséna, le contingent pop sera bien garni et rassemblera bien au-delà du cercle des puristes de la note bleue, avec l’inusable Tom Jones, -M-, toujours impeccable en live, tout comme les Niçois Hyphen Hyphen ou encore la disco woman Juliette Armanet et le phénomène nigérian Omah Lay.

Que ceux qui ont le sens de l’histoire et le respect des légendes du jazz se rassurent : ce vent de fraîcheur n’empêchera pas d’entendre des monuments du genre, à l’image du pianiste Herbie Hancock, du bassiste Dave Holland ou de la chanteuse Dianne Reeves.

Un bel escadron pop

Sur la scène Masséna, on retrouvera notamment Juliette Armanet. Pour celle qui a longtemps passé ses vacances dans le Sud, il semble ne plus y avoir d’été sans concert chez nous. En version intime sur la Plage Amour à Nice ou à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence l’an dernier, elle reviendra cette fois en format XXL pour l’ouverture, le 18.

Le 19, les trois amis niçois d’Hyphen Hyphen joueront à nouveau à domicile, un mois seulement après une étape de leur C’est la vie Tour.

Le même soir, Tom Jones, bientôt 83 ans, aura pour mission de charmer l’assistance avec sa voix de crooner, avant de la faire danser avec l’un de ses classiques… Sex Bomb. Actif depuis les années 1960, le Gallois reste vif, comme l’ont démontré ses trois derniers albums, salués par la critique.

– Pour sa part, -M- (Matthieu Chedid), jouera le 21. Après son Nikaïa de l’hiver dernier, il offrira une autre date de sa tournée En rêvalité.

Hommage à Django et duos originaux

Présent lors de la première édition, en 1948, Django Reinhardt a marqué l’histoire du festival. à l’occasion des soixante-dix ans de sa disparition, le collectif Génération Django (Édouard Pennes, Giacomo Smith, Fanou Torracinta, Sébastien Giniaux et Romain Vuillemin) lui rendra hommage, le 20.

Apprécié l’an dernier à Jazz à Juan, le Cubain Roberto Fonseca se produira cette fois à Nice. Aux côtés du pianiste, ancien directeur musical du Buena Vista Social Club, on retrouvera le chanteur colombien Yuri Buenaventura. Tous deux ont enregistré un album, jamais sorti, qu’il présenteront en exclusivité, le 19.

Autre tandem attendu, le 20 : Superblue, la formation créée par le chanteur Kurt Elling et le producteur-guitariste Charlie Hunter. Un projet dans lequel les deux hommes font infuser une énergie très funk.

Adi Oasis, Omah Lay, Émile Londonien… Belles promesses !

Au rayon découvertes, on ne manquera pas Adi Oasis, le 18 juillet. Installée à Brooklyn, cette chanteuse, bassiste et productrice française mêle ses racines caribéennes à la soul, au funk et au R’n’B avec une certaine réussite.

Écouté par 6,8 millions de personnes chaque mois sur Spotify, Omah Lay, né dans une famille de musiciens, incarne la version moderne de l’afrobeat, avec un sens de la mélodie assez prononcé. On le découvrira en live le 20.

Un an après la venue d’Émile Parisien au NJF, on y verra le trio Émile… Londonien, le 19. Les « deux » Émile ont d’ailleurs collaboré sur un titre, Archives, qui laisse transparaître le goût de la formation strasbourgeoise pour la house et le hip-hop.

L’affiche complète, soir par soir, scène par scène

Mardi 18 juillet

Scène Masséna

20h > Adi Oasis

21h15 > Gabriels

23h > Juliette Armanet

Scène Théâtre de Verdure

19h30 > Laurent Coulondre

20h45 > Hiromi

22h30 > Dave Holland New 4tet

Mercredi 19 Juillet

Scène Masséna

20h > Emile Londonien

21h15 > Hyphen Hyphen

23h > Tom Jones

Scène Théâtre de Verdure

19h30 > Immanuel Wilkins

20h45 > Ludovic Louis

22h30 > Yuri Buenaventura & Roberto Fonseca

Jeudi 20 juillet

Scène Masséna

20h > Jalen Ngonda

21h15 > Omah Lay

23h > Herbie Hancock

Scène Théâtre de Verdure

19h30 > Generation Django Feat Edouard Pennes, Giacomo Smith, Fanou Torracinta, Sebastien Giniaux & Romain Vuillemin

20h45 > Superblue : Kurt Elling & Charlie Hunter

22h30 > Gogo Penguin

Vendredi 21 juillet

Scène Masséna

20h > Olivia Dean

21h15 > Tower Of Power

23h > -M-

Scène Théâtre de Verdure

19h30 > Julius Rodriguez

20h45 > Donald Harrison Jr.

22h30 > Dianne Reeves.

Les billets au tarif normal sont à 45 euros par soir (40 euros jusqu’au 2 mai). Autres tarifs réduits à retrouver sur nicejazzfestival.fr

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