#Homosexualité dans les #Programmes_scolaires : Le #Gouvernement du #Benin  répond NON et rassure

Écoutez cet article en audio

L’introduction ou non de l’homosexualité dans les curricula scolaires a ravivé les débats au Bénin ces dernières semaines.  Le Gouvernement a été interpellé sur le sujet par le député Nouréni ATCHADÉ.

L’élu du Parti “Les Démocrates” Président du Groupe parlementaire dudit parti, a adressé cinq (05) questions sur la supposée introduction de l’homosexualité dans les programmes scolaires.

Ce jeudi 30 novembre, Salimane KARIMOU, Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Président du Groupe Local Éducation (GLE) et chef de file des Ministres en charge de l’Éducation a, devant la Représentation nationale, répondu de manière claire et précise aux questions du député ATCHADÉ. (Voir ci-dessous, les questions et les réponses y relatives.

À la suite des réponses du Ministre, l’auteur de l’interpellation du Gouvernement a exprimé toute sa satisfaction. L’honorable Nouréni ATCHADÉ comme ses collègues députés, s’est dit rassuré de savoir que l’enseignement de l’homosexualité n’est pas au programme dans les établissements scolaires.

Il est à rappelé que le remous sur l’homosexualité dans les programmes scolaires a commencé avec la lettre ouverte adressée à la Première Dame Claudine Talon, à la Vice-présidente de la République Mariama TALATA et aux dignitaires religieux du Bénin le 29 septembre dernier, le citoyen Thierry DOVONOU, Professeur certifié, Enseignant des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).

En réplique à cette lettre dont le contenu a suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux, Coovi Blaise DJIHOUESSI, Directeur Général de l’Institut National d’Ingénierie et de renforcement des Capacités des Formateurs (INIFRCF) sous tutelle du Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle a, à travers une sortie médiatique, réfuté les affirmations de l’Enseignant Thierry DOVONOU.

Les questions du Député ATCHADÉ, les réponses du Gouvernement

 Question n°1 : L’enseignement sur l’homosexualité est-il introduit dans le programme scolaire dans notre pays ? 

Réponse n°1 : L’expérience en cours au Bénin n’a rien à voir avec l’enseignement sur l’homosexualité. Il s’agit de l’infusion pédagogique des concepts de l’Éducation à la Santé Sexuelle dans les curricula. C’est l’apprentissage d’un comportement responsable dont la démarche éducative vise à apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances scientifiques pour les sortir de l’ignorance. L’éducation à la santé sexuelle est essentielle pour garantir que les élèves reçoivent des informations précises, complètes et non stigmatisantes concernant leur corps, leurs relations et leurs droits.

Question n°2 : Si oui, que cache le choix porté sur la classe de cinquième de nos collèges pour connaître de cet enseignement si l’on sait que généralement, à cette étape, les apprenants sont à l’entame de leur adolescence ?

Réponse n°2 : À la page 5 du guide de l’enseignant de SVT infusé, où la situation d’apprentissage porte sur « reproduction et développement chez les animaux… », il est plutôt recommandé : « l’adoption de relations interpersonnelles hétérosexuelles saines ». Dans le même guide, l’homosexualité est désignée comme : « non conforme à la référence sociale ».

Globalement, la gouvernance de l’initiative « Éducation à la Santé Sexuelle », n’autorise pas que les enseignants s’écartent de ce qui fait partie de notre culture. Cette initiative dispose d’ailleurs d’un Comité de Pilotage et d’un Comité Technique mis en place par arrêté. Le Comité de Pilotage a, entre autres, pour rôle, d’approuver la démarche méthodologique ainsi que les outils élaborés sous la guidance du Comité Technique.

Question n° 3 : Le Gouvernement est prié de mettre à la disposition de la représentation nationale, le guide pédagogique de l’enseignant sur l’éducation à la santé sexuelle, de la classe de cinquième.

Réponse n° 3 : Cf. guide en annexe.

Question n°4 : Les relations amoureuses entre les individus de même sexe sont-elles autorisées en République du Bénin ?

Réponse n°4 : Les relations amoureuses entre individus du même sexe ne sont pas spécifiquement criminalisées en République du Bénin. Cependant, le pays n’offre pas non plus de protections juridiques spécifiques auxdits individus. Ce qui est très clair, c’est qu’une telle pratique est à l’antipode de nos valeurs culturelles.

Question n°5 : Que fait le Gouvernement pour empêcher la propagation de ce fléau au Bénin ?

Réponse n°5 : Chaque culture a sa propre richesse et sa propre histoire. Le Gouvernement du Bénin prend au quotidien des mesures actives pour promouvoir et célébrer ses valeurs, notamment à travers l’éducation. 

Question n°6 : Cette dépravation que l’Occident tente d’imposer aux pays d’Afrique n’est-elle pas de nature à réorienter sexuellement les générations futures et les contraindre de surcroît au contrôle des naissances dont le débat est d’actualité ?

Réponse n°6 : La réflexion en cours sur la gestion de la croissance démographique au Bénin n’a rien à voir avec une quelconque orientation sexuelle. Le Bénin est un pays souverain qui fait des choix en fonction de la vision de développement clairement et librement définie dans divers documents de planification pour guider sa croissance économique, sociale et environnementale.

#Parlement, #Contrôle_de_l_Action_gouvernementale, #Svt, #Inifrcf, #Mestfp, #QuestionsauxGouvernement, #Question_Orale_avec_Débat, #VisBen, #wasexo 

 Francis Z. OKOYA

Laisser un commentaire

Commentaire(s)


Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.