Huy: un salon du vin local mais tourné vers le Bénin à Sainte-Marie

Pour la seizième fois, l’Institut Sainte-Marie Huy offre la chance à ses élèves de partir quelques jours au cœur de l’Afrique, au Bénin. Une vraie chance de découvrir le monde pour la cinquantaine d’élèves de 5e secondaire qui part sur base volontaire. « Ce voyage est un projet de collaboration que l’on a imaginé avec mes collègues professeurs de géographie, explique Cédric Aubert, professeur d’histoire-géo et responsable du projet. Il a pour but de montrer la réalité à nos élèves autrement que devant un DVD, et ainsi plonger dans le vif du sujet. » Pour eux, leur présence d’environ dix jours comporte deux facettes. D’une part les visites touristiques, avec la découverte des contrées de ce pays d’Afrique comme Ganvié ou Ouidah ; et d’autre part un volet plutôt humanitaire. « Sur place, nous ne donnons pas d’argent, pas directement. Sur place, nous avons un réseau de partenaires, qui sont devenus des amis avec le temps. C’est avec ces gens que l’on décide comment on peut investir et s’investir sur place. Par exemple, on va trouver un menuisier, on lui demande des moustiquaires, on les reçoit, on le paie et puis on va les installer dans des écoles, des orphelinats, etc. »

Si ce sont les élèves de 5e et non les rhétos qui font le déplacement, c’est pour ne pas faire d’ombre, justement, au fameux voyage en dernière année. « C’est une question qu’on s’est posée au tout début. Nous voulons garder le côté amusement qui est propre au voyage de fin d’étude, et permettre d’être plus sérieux dans ce voyage coopératif. Puis, la 5e secondaire correspond à un âge où les jeunes sont curieux, suffisamment matures que pour comprendre les choses. » Il y a aussi l’envie de les bousculer. « Par exemple les téléphones, on ne les prend pas, ainsi on plonge les élèves à 100%. Pour les 800 élèves que l’on a déjà emmenés, on fonctionne de la même façon à chaque fois. On dresse des ponts entre ici et l’Afrique, on plante des graines, et les élèves en font ce qu’ils veulent, ils vivent l’expérience à leur façon et on le respecte. On les emmène voir des choses pas forcément faciles à voir, comme la famine dans les espaces plus reculés. Et ça les marque, on en voit encore qui, après cinq ou dix ans, nous en parlent encore quad on les croise. »

Financer l’investissement

Bien sûr, pour participer à l’investissement sur place, il faut donc financer les fonds. C’est pourquoi, après de très bonnes éditions en 2011, 2012, 2013, l’école a décidé de relancer le salon des vins, mais en l’adaptant à la philosophie du voyage. « Nous voulions proposer du local pour favoriser le circuit court, continue le professeur. On a donc proposé aux clos du bois-marie, de Huy, et à la cave de Victor qui propose des vins naturels, de venir vendre leurs produits. L’objectif, à terme, c’est d’associer le salon du vin au Bénin. On finance déjà le voyage actuellement avec nos »gaufres du Bénin », grâce à 20 000 ventes sur l’année. Si on pouvait avoir les deux, ce serait génial. »

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