Il explique la vie en Côte d’Ivoire à des étudiants altiligériens

Orchestrée par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) – Terre solidaire, la rencontre qui s’est déroulée il y a quelques jours à la Maison de la Providence, au Puy, réunissait les étudiants (BTS-Licence) des lycées Saint-Jacques-de-Compostelle, La Chartreuse et l’ISVT.

« Études et autres rapports associatifs ou d’ONG illustrent tristement les problématiques auxquelles des réponses sont possibles », ainsi qu’en témoignait Nahounou Daleba, représentant de l’association des Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE), partenaire du CCFD-Terre solidaire en Côte d’Ivoire. Son intervention s’inscrivait dans le cadre de la campagne annuelle de mobilisation et d’appel aux dons.

Titulaire d’un DEA en géographie économique, doctorant travaillant sur les questions des multinationales agro-industrielles, il animait la rencontre en présentant des projets soutenus par le CCFD en Côte d’Ivoire, dans un contexte géopolitique difficile : « Le pays, courtisé par la Russie, confrontée à une menace terroriste grandissante, victime de la corruption mais aussi de la “fuite des cerveaux”, spoliée de ses richesses souffre de la puissance de multinationales notamment dans le domaine agro-alimentaire. Exemple avec la culture de noix de cajou : vendue 5,45 euros les 300 g elle est payée au producteur moins de 2 centimes d’euros ! »

Structuration de la famille, système politique, évolutions climatiques, place des femmes « maillon essentiel sociétal et social », mobilisation de la jeunesse (70 % de la population), accès à l’éducation et à la formation, aux soins… Autant de volets qu’abordait Nahounou Daleba, illustrant son propos sur chaque sujet : « Vous avez en France les conditions optimales pour vous instruire. En Côte d’Ivoire, 3.000 étudiants réunis dans un amphi, dont 30 seulement pourront accéder en thèse à l’issue d’un cursus de 13 années ! »

Soutenue par le CCFD, l’association JVE, forte de plus de 200 bénévoles, mène de nombreuses actions pour le développement local et environnemental, permettant à certains combats d’aboutir, tel celui « engagé contre le projet d’une société belge spécialisée dans la production de caoutchouc et d’huile de palme, désireuse de s’approprier 11.000 hectares de terres, en violation des droits de toute une communauté ».

Inlassable ambassadeur de la justice sociale, Nahounou Daleba était attendu pour d’autres débats avec le grand public, au centre Fourneyron puis à Brioude. 

Contact. CCFD-Terre solidaire est joignable en Haute-Loire par téléphone au 04.71.07.04.90. Plus de renseignements sur le site internet ccfd-terresolidaire.org

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