- Une recherche majeure sur la pollution aux particules fines au cours des 20 dernières années vient d’être publiée
- Les résultats sont alarmants pour toutes les régions du monde
- L’Europe et les États-Unis s’en sortent mieux mais la situation reste problématique
99 % de la population mondiale est exposée à un niveau de pollution de l’air mauvais pour la santé. C’est le constat choc d’une étude menée par des chercheurs de l’université Monash en Australie. En clair, seul 0,001 % des humains respirent un air qui respecte les normes de l’Organisation mondiale de la santé en matière de particules fines.
Un problème de santé publique
C’est très problématique dans la mesure où l’on sait qu’une exposition à ces dernières peut provoquer de l’asthme, des maladies cardiovasculaires, voire un cancer du poumon. Pour arriver à ces résultats, les auteurs se sont appuyés sur des données d’observation de la qualité de l’air, des données météorologiques et de nombreuses autres statistiques qu’ils ont analysé à l’aide d’outils d’intelligence artificielle basés sur l’apprentissage automatique.
Dans le détail, ils notent donc qu’au niveau mondial, 70 % des journées ont dépassé les seuils de ce qui est considéré comme sûr pour la santé humaine. L’étude montre aussi de vraies disparités au niveau global.
Ainsi, les jours d’exposition à une pollution aux particules fines ont diminué en Europe et en Amérique du Nord au cours des 20 dernières années, mais ils ont augmenté Asie du Sud, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Ce constat peut notamment s’expliquer par le fait que ces pays connaissent une forte croissance économique, mais aussi par une absence de réglementation suffisamment dissuasive pour réduire la pollution de l’air.
Des mesures sont nécessaires en France
En ce qui concerne l’Europe, et l’Amérique du Nord, il ne faudrait pas non plus faire preuve de triomphalisme, comme l’explique Susan Anenberg, directrice de l’Institut du climat et de la santé à l’université George Washington, à nos confrères de Forbes : « Cela ne signifie pas que la pollution de l’air a été résolue ».
En France, la loi impose désormais à l’État de mettre en place un Plan de protection de l’atmosphère (PPA) afin d’améliorer la qualité de l’air au niveau local. Certains estiment que ces dispositifs ne vont pas assez loin, et c’est le cas de la mairie de Grenoble qui a récemment porté plainte contre la préfecture de l’Isère pour obtenir des mesures plus ambitieuses.
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