Il se fait contrôler avec un couteau en pendentif, une matraque et du CBD à Monaco: un jeune Russe condamné

Une matraque télescopique, un couteau avec une lame de 15 centimètres porté en pendentif dans un étui et des produits au cannabidiol (CBD). Voilà la prise des policiers de la Sûreté publique opérée le 5 juin 2023 à 21h50, lors d’un contrôle routier aléatoire à la frontière avec Cap-d’Ail. Son détenteur, un autoentrepreneur Russe de 25 ans résidant à Nice, alors passager du véhicule, comparaissait ce mardi à la barre du tribunal correctionnel de Monaco.

Le président de cette juridiction, Florestan Bellinzona, a tenté de percer le mystère sur l’usage potentiel de ces deux armes. « Pourquoi vous baladiez-vous avec ces armes ce soir-là? », questionne-t-il. L’air penaud, le prévenu fait acte de contrition. « Pour moi, c’est un objet de collection [le couteau en pendentif], je ne considère pas cela comme une arme. Je suis désolé. C’est une erreur stupide. C’est la première et dernière fois que je suis devant vous », déclare-t-il, peinant à convaincre le président et ses deux assesseurs.

Pas au fait de la réglementation en vigueur sur le CBD

Quant au CBD, cette molécule du chanvre qui n’a pas d’effet psychotrope, le prévenu a dit tout ignorer de la réglementation en vigueur en Principauté de Monaco. En effet, sa vente et sa consommation sont interdites sur le sol monégasque alors qu’on le trouve en vente libre en France, à deux pas de là, et en Italie. « Je voyage beaucoup et le CBD est autorisé dans de nombreux pays. Le vendeur ne me l’avait pas dit. Je n’ai jamais eu de problème avec la loi », répète-t-il.

Son conseil, Me Yasser Zaiter, vient à sa rescousse et décrit un homme bardé de diplômes mais soutenu financièrement par sa famille dans l’attente de générer des revenus dans le domaine de l’immobilier. « C’est mon client qui a spontanément donné les deux armes. Il n’avait pas l’intention de commettre une infraction et de troubler l’ordre public monégasque. »

« Prise de conscience »

Face à un prévenu aux casiers monégasque et français vierges, le substitut Maxime Maillet se dit « prêt à entendre sa prise de conscience » et requiert 2 000 euros d’amende avec sursis et la confiscation des scellés. À l’issue du délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public.

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