C’est ce qui s’appelle couler une douce retraite. À l’âge de 47 ans, ce financier américain a décidé d’interrompre sa carrière professionnelle pour voyager jusqu’à la fin de ses jours. Il a choisi de vivre sur des paquebots de croisière, et cela fait aujourd’hui près de vingt-trois années que ça dure. Récit.
La retraite est pour certains l’opportunité d’une nouvelle vie. Mario Salcedo en est un exemple. Ce septuagénaire américain a choisi de se la couler douce, sur des paquebots de croisière. Et ça fait plus de vingt-trois ans que ça dure. Ayant suffisamment gagné d’argent, cet ancien financier a choisi de mettre un terme à sa vie professionnelle de bonne heure. À 47 ans, il a décidé de prendre sa retraite et le large par la même occasion, relate le site Démotivateur.
Le tour du monde sans quitter son domicile
Il a pourtant eu de nombreuses occasions de voyager pendant sa carrière professionnelle de directeur financier pour une multinationale. Il a d’ailleurs passé plus de temps dans des hôtels à travers le monde que chez lui à Miami aux États-Unis. Mais il n’a jamais vraiment eu le temps d’en profiter. Sa retraite venue, il a donc entamé sa première croisière. C’était en 1997.
Alors quadragénaire, Mario Salcedo a tellement apprécié l’expérience qu’il a décidé de vivre le restant de sa vie sur les paquebots de la Royal Caribean. « Après avoir travaillé sans relâche pendant près de vingt-et-un ans, Mario, épuisé, a décidé qu’il était temps de poursuivre l’objectif de toute une vie : faire le tour du monde, sans quitter son domicile », rapportait dans le New York Times, le journaliste Lance Oppenheim, qui lui a consacré un documentaire en 2018.
« L’homme le plus heureux du monde »
« Les gens viennent ici pour passer des vacances. Pas moi, je suis ici pour vivre ma vie », se plaît à dire celui qui se considère comme « l’homme le plus heureux du monde », dans le journal américain Chigaco Today. Ainsi, hormis pendant l’année et demie de restrictions liées à la pandémie de Covid-19, il a enchaîné les croisières et n’a quasiment pas remis le pied à terre, et ce, depuis un peu plus de deux décennies.
Fuir le quotidien
Ce qui lui plaît ? Ce mode de vie sur les flots lui permet de fuir les contraintes du quotidien : « Je n’ai pas d’hypothèque, je n’ai pas à sortir les poubelles, je n’ai pas à faire le ménage », énumère-t-il dans les médias américains, nombreux à l’avoir interviewé au fil de ces années sur les flots.
Mario Salcedo passe ainsi ses journées « à se promener sur le pont des paquebots, à profiter du spectacle marin et à se détendre en faisant ce qui lui plaît ». Il n’est pas coupé totalement du monde, car il raconte qu’il « se tient au courant des nouvelles grâce à la télévision et à internet ».
Quant à ses proches qu’il a quittés en entamant ses croisières, ils ne semblent pas lui manquer. Il se vante de s’être fait de « nouveaux amis » dans le monde entier.
Seule difficulté pour lui : ce voyage à temps plein est un luxe qu’il faut pouvoir s’offrir. Être croisiériste permanent a en effet un coût. Pour pouvoir continuer à vivre ainsi, indique Démotivateur, celui que l’équipage de la compagnie appelle affectueusement « Super Mario » fait donc parfois une entorse à sa retraite et reprend son costume de financier « pour gérer depuis sa cabine des portefeuilles d’investissement pour des clients privés ». Car pour lui, plus question de revivre sur la terre ferme.
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