« Je n’ai jamais profité de ma position »: les premiers mots du maire de Monaco Georges Marsan après son inculpation

Placé en garde à vue ce jeudi matin jusqu’à ce samedi dans la nuit, puis inculpé et placé sous contrôle judiciaire avec quatre autres personnes dans le cadre d’une information judiciaire, le maire de Monaco est sorti du silence ce samedi après-midi. 

Assisté de Me Thomas Brezzo, Georges Marsan entend « collaborer afin que la lumière soit faite » sur cette affaire. « Mon action s’est toujours inscrite au bénéfice des administrés et a toujours été motivée par l’intérêt général et le rayonnement de la Principauté de Monaco. Les procédures en mairie sont claires et respectées. En tant que maire, je rappelle que je n’ai pas le pouvoir de prendre seul des décisions. Ces dernières sont prises par le Conseil communal. Quant à la commande publique, elle est encadrée et contrôlée », affirme celui qui sert le conseil communal depuis 1991 et qui exerce les fonctions de maire depuis 2003.

« J’estime faire l’objet de mesures abusives et d’un véritable acharnement »

Puis, avec un ton plus offensif, il déclare : « J’estime faire l’objet de mesures abusives et d’un véritable acharnement. Je l’affirme : je n’ai jamais profité de ma position. J’ai hâte que mon innocence soit établie ».

Sollicité, son conseil Me Thomas Brezzo s’est refusé à davantage de commentaires. Rien dans cette déclaration officielle ne laisse penser que le maire de Monaco compte se mettre en retrait de ses fonctions politiques.

Une chose est sûre : les mesures contraignantes d’un contrôle judiciaire ne sont pas de nature à faciliter son travail, d’autant plus vrai s’il lui est interdit d’entrer en contact avec son entourage (professionnel comme personnel) ou de se rendre en mairie.

Au total dans ce dossier, six personnes dont Georges Marsan ont été placées en garde à vue et plusieurs perquisitions ont été réalisées dans le cadre d’une information judiciaire « des chefs de corruption active sur un agent publique national, corruption passive par un agent public national, trafics d’influence actif et passif, prise illégale d’intérêt par un agent public national et association de malfaiteurs ». Cinq personnes ont été inculpées à l’issue de ces opérations.

Georges Gambarini n’a pas été inculpé

Peu avant 17h ce samedi, le Conseil communal s’est fendu d’un communiqué pour éclaircir la situation autour de Georges Gambarini, conseiller communal délégué au service de l’affichage et de la publicité, qui s’est lui aussi retrouvé en garde à vue pendant 24 heures. Il a « été entendu dans le cadre d’une enquête en cours et, à l’issue de son audition, n’a pas été inculpé ». Pas un mot, en revanche, concernant le maire de Monaco.

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