« Je suis tombé amoureux de Monaco »: le tennisman Grigor Dimitrov se confie sur son amour de la Principauté

Grigor Dimitrov fait partie de ces esthètes du tennis. Ceux qui font rêver le plus grand nombre avec leur jeu flamboyant. Amoureux du beau jeu, c’est peut-être son attrait pour l’esthétisme qui l’a amené à poser ses valises en Principauté il y a une dizaine d’années.

Il y a trouvé un « petit cocon », notamment au Monte-Carlo Country Club où il vient répéter ses gammes plusieurs fois par an. C’est là aussi qu’il côtoie les jeunes générations avec qui il partage parfois un peu de son temps. Il participait ce mercredi au goûter de Noël avec les enfants du club où Monaco-Matin l’a rencontré. Le 14e joueur à l’ATP s’est livré sur sa relation avec la jeune génération, son enfance, son amour pour la Principauté. Entretien.

Racontez-nous ce que vous êtes venu faire au club aujourd’hui…

À chaque fois que j’en ai l’occasion j’essaie de passer un peu de temps avec les enfants. Je pense que c’est important de rendre, pas seulement à notre communauté de fans mais plus généralement aux jeunes. J’ai toujours donné de l’importance à l’interaction avec les enfants. On ne sait jamais d’où la prochaine grande star peut venir et c’est vraiment beau d’être une inspiration pour les plus jeunes. De les aider et les inspirer le plus possible avec ma présence autre que de me voir m’entraîner sur le court. Je vois ces choses-là comme quelque chose de vraiment positif. J’aime beaucoup les enfants et j’espère qu’un jour lorsque j’en aurai ce sera aussi beau à vivre de l’autre côté.

Est-ce que vous avez déjà été à leur place face à une idole?

Pour être honnête pas vraiment. [rires] J’ai quitté mon pays trop tôt et j’ai commencé la compétition très tôt aussi donc je n’ai jamais vraiment eu le temps de rencontrer mes idoles autrement qu’en les affrontant. Cela a été une merveilleuse expérience tout au long de ma carrière et de ma vie. Je me sens chanceux, les côtoyer tout au long de mon chemin m’a aidé à me construire, à mieux comprendre certaines choses. Globalement les choses ont été différentes pour moi en tant que joueur de tennis, c’est la raison pour laquelle je parlais de le vivre un jour autrement en tant que père.

Vous êtes installé ici depuis plus de dix ans, pourquoi avoir choisi la Principauté?

Difficile de répondre à cette question. Monaco est un super hotspot pour tous les athlètes. C’est au centre de tout, de l’Europe. On peut prendre des vols pour n’importe où et puis je n’aime pas vraiment les grandes villes. Quand je suis venu ici pour disputer le tournoi de Monte-Carlo pour la première fois il y a environ 13 ans, je suis tombé amoureux de la ville, de son atmosphère, à quel point elle me fait sentir chez moi et à quel point elle est petite. C’est quelque chose que j’apprécie et auquel j’accorde beaucoup d’importance. Lorsque je rentre d’un tournoi je peux vraiment déconnecter, me détendre et profiter. Ici j’ai pu avoir tout ça en même temps.

On sait que les joueurs passent pratiquement 10 mois de l’année à voyager, la plupart de votre temps libre se déroule ici?

Oui, à chaque fois que je termine un tournoi je viens ici, même si c’est pour quelques jours. Ça me change un peu, je me balade ou je vais faire un peu de golf avant de me remettre à voyager. J’aime beaucoup être dans la nature, randonner mais aussi conduire que ce soit des voitures ou des motos tant qu’il y a de la vitesse. Je n’ai pas peur de le dire il faut profiter de ces choses-là parce qu’au cours d’une carrière tout va très vite donc il faut savoir ralentir un peu de temps en temps.

Vous sentez-vous vraiment chez vous ici?

Sincèrement oui, et pratiquement depuis le premier jour. Quand j’ai emménagé ici non seulement je n’avais pas grand-chose qui me retenait ailleurs mais c’était aussi l’endroit où je me sentais le mieux en plus des courts et de la région qui sont très confortables. C’est un vrai petit cocon.

Vous disiez avoir quitté la Bulgarie assez tôt, parlez-nous de votre enfance et vos débuts dans le tennis.

J’ai commencé le tennis quand j’avais 3 ans. Mon père était professeur de tennis et ma maman était une joueuse de volley-ball. Donc depuis l’âge de 3 ans le tennis a été toute ma vie. Je dis ça parce que j’ai quitté le pays à 14 ans donc je n’ai pas vraiment de souvenirs de la Bulgarie.

Est-ce que c’était difficile de partir?

Non. Je pense que quand on est jeune on est excité de voir, d’apprendre, d’explorer de nouvelles choses. J’étais vraiment dans une position où je me suis dit: « Ok, maintenant je veux voyager et faire du mieux que je peux ». J’avais vraiment faim de la vie et je n’ai jamais vraiment regardé en arrière depuis.

On vous a vu très émotif après votre finale à Bercy et avec peut-être un peu plus de maturité et de recul par rapport à votre carrière. Qu’est-ce que le jeune Grigor aurait pensé du Grigor d’aujourd’hui?

Oh… Il faudrait même demander au Grigor d’il y a 3 ou 4 mois! Je pense que j’ai eu une bonne saison et j’en suis venu à un point où je me suis senti un peu plus émotif. On doit montrer nos émotions, c’est comme ça. Je n’ai pas peur de le faire parce que je ne suis pas ce gars qui ne veut pas montrer ses émotions. Non, j’ai la main sur le cœur et c’est une force de pouvoir être vulnérable et de s’exprimer. C’est une belle chose. Et puis on ne sait jamais ce que les joueurs vivent en dehors d’un court de tennis. Tout est arrivé en même temps à Bercy [après la finale perdue contre Novak Djokovic, NDLR] et j’ai voulu décompresser. Je voulais juste m’exprimer. J’aurais eu la même réaction que je gagne ou que je perde.

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