C’est une tradition séculaire mais qui trouve un écho particulier en ces temps belliqueux. Le consul général de France à Jérusalem a fait son entrée solennelle à la basilique du Saint-Sépulcre jeudi, en soulignant l’engagement français à protéger les communautés chrétiennes latines d’origine française en Israël et dans les Territoires palestiniens.
Depuis les Capitulations de 1535, signées entre François Ier et le souverain ottoman Soliman le magnifique, la France est la protectrice de ces communautés. « Cette responsabilité est particulièrement sollicitée alors que des chrétiens subissent des attaques et des menaces au quotidien », a commenté Nicolas Kassianides, arrivé en fonction en septembre, dans un discours dans la basilique Sainte-Anne, dans la vieille ville de Jérusalem.
Devant des représentants des communautés religieuses et diplomatiques, il avait auparavant été accueilli par les trois communautés gardiennes du Saint-Sépulcre (grecque orthodoxe, arménienne apostolique, et custodie franciscaine), considéré par les chrétiens comme le lieu du tombeau de Jésus. « Nous formulons tous nos vœux (…) pour que Dieu soit votre force », a déclaré le recteur de la basilique Sainte-Anne, Laurent Balas.
Des congrégations d’origine françaises protégées par le Quai d’Orsay
Cette église fait partie de l’une des quatre domaines nationaux de Jérusalem -des territoires français- et abrite l’une des dizaines de congrégations religieuses d’origine françaises protégées par le Quai d’Orsay. Le consul a insisté sur le caractère « concret » qu’il souhaitait donner à la protection française, évoquant « un soutien matériel, juridique, sécuritaire ».
Le 21 septembre, le patriarche latin de Jérusalem Pierbattista Pizzaballa, s’était ému d’une hausse des attaques contre les chrétiens dans la Vieille Ville. « A chaque fois qu’il y a des risques, des menaces, des attaques, notamment à Jérusalem, c’est une France qui immédiatement réagit », a commenté Nicolas Kassianides. Il a adressé « une pensée spéciale à tous les civils réfugiés dans la paroisse latine de Gaza, pris au milieu de l’enfer dans la guerre ».
A l’avant-veille de Noël, Emmanuel Macron avait aussi exprimé « sa vive préoccupation » face à « la situation dramatique » de cette paroisse, où deux fidèles avaient été tuées le 16 décembre par un soldat israélien. Le pape François avait déploré la mort de ces femmes, et l’armée israélienne affirmé enquêter sur ces tirs.
Selon divers décomptes d’autorités religieuses locales, il y aurait environ un million et demi de chrétiens répartis entre Israël et l’ensemble des Territoires palestiniens.
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