JO Paris 2024 : « Ça promet pour les Jeux »… Cette rengaine qu’on rabâche dès que ça ne tourne pas rond
Cela nous a sauté aux yeux et aux oreilles ce jeudi quand, à la suite d’une banale fuite d’eau à Châtelet, trois lignes RER ont été bloquées une partie de l’après-midi, quelqu’un a lâché dans un couloir, au bureau : « Ça promet pour les Jeux ! » Comme si toutes les emmerdes, vous savez celles qui volent en escadrilles, allaient avoir une incidence ou des conséquences sur l’été olympique.
Comme si, Parisiens (ou râleurs) que nous sommes, nous trouvions tous les prétextes possibles à envisager le pire pour un événement que la France attend depuis 100 ans, qui nous fait tous rêver tous les quatre ans mais pour lequel, allez savoir pourquoi, on a bien du mal à s’emballer… Ça viendra, évidemment, mais pour l’instant, on a plutôt tendance à voir la vie (olympique) en noir.
« J’ai acheté des billets pour le basket et l’athlétisme il y a des mois et je n’ai toujours pas de nouvelles… » Et donc ? « Ça promet pour les Jeux… ». « J’ai des amis qui ont pris un taxi en débarquant à Roissy, le chauffeur ne parlait pas un mot d’anglais ». Et alors ? « Ça promet pour les Jeux… » Voilà des mois qu’on attendait d’avoir les périmètres de sécurité autour des sites, le préfet de Paris les dévoile, les explique. « Ça promet pour les Jeux », pestent les riverains et les commerçants avant même d’avoir étudié les détails des restrictions.
Le signe, aussi, qu’on a déjà (un peu) tous la tête à Paris 2024
Il y a, dans ce systématisme à voir le mauvais côté des choses, un tropisme très… français et parisien. « Le Parisien, il vaut mieux l’avoir en journal… » comme le disait notre pub, dans les années 2000. Pas faux.
Mais il y a aussi, dans cette tendance à crier avant d’avoir mal, à tout mettre sur le dos des Jeux, à envisager le pire, un signe qui ne trompe pas. Si les Jeux méritent aujourd’hui, à 229 jours de la cérémonie d’ouverture, d’être montrés du doigt et de la voix pour tout et n’importe quoi, de porter tous les chapeaux et de se voir attribuer tous les maux de la terre et du quotidien, c’est qu’ils ont déjà dans notre cœur une place à part. Qu’ils comptent à nos yeux, à vos yeux. Finalement, on a déjà un peu tous la tête à Paris 2024. Et ça, vraiment, ça promet pour les Jeux.
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