JOJ de Dakar 2026 | Seyni Ndir Seck : « Le football, c’était plus fort que tout »

Seyni Ndir Seck : « Je veux qu’il y ait une multitude de Seyni au Sénégal »

Désormais, Seyni Ndir Seck veut utiliser son expérience et son parcours au profit des jeunes filles sénégalaises qui se rêvent footballeuses et qu’elles puissent obtenir autant de chance de réussite qu’un garçon.

« Le parcours que j’ai eu m’a donné une certaine motivation. J’ai beaucoup galéré pendant mon enfance pour faire du foot. Je m’étais toujours dit que le jour où j’arrête le football, je vais tout faire pour que les filles des quartiers puissent avoir l’opportunité d’aller jouer, sans gêne, sans que leurs parents leur disent non, prétextant que le foot, c’est un sport de garçons. »

Ainsi, l’ancienne footballeuse a créé l’association Ladies’ Turn, le football féminin au cœur du quartier. Le but ? Rendre le football accessible à toutes les jeunes filles sénégalaises.

« Ladies’ Turn, c’est mon petit bébé. C’est le foot qui m’a donné l’estime que j’ai pour moi, la confiance que j’ai. Tous les défis que j’ai, c’est le foot, mon caractère, mon tempérament. Tout est foot. »

« Mon rêve, c’est aujourd’hui de voir les filles jouer au football partout au Sénégal, comme les jeunes garçons. C’est mon rêve le plus grand. »

Ainsi, Seyni Ndir Seck et son association parcourent les quartiers pour faire découvrir le football féminin à tous, même les plus récalcitrants. Un grand coup de pied aux stéréotypes.

« On voulait vraiment jouer au cœur des quartiers pour montrer aux parents que le football, c’est un sport comme les autres et qu’ils soient plus indulgents envers leurs enfants pour faire du foot. »

« Dans les quartiers, il fallait déjà s’imposer et avoir une part de terrain. Nous sommes allés vers eux, on a fait des compromis et à la fin, ce sont eux qui nous arbitrent, qui nous prépare le terrain au jeu. »

Depuis 2009, Ladies’ Turn parcourt les quartiers, mais désormais l’ambition se tourne vers les écoles, le socle éducatif de la jeunesse sénégalaise.

« Il est possible de réussir à l’école et dans le sport. Tout dépend de l’environnement et de l’accompagnement. Moi, mon combat, c’est vraiment ça. Maintenant, notre slogan, c’est le football féminin dans les murs de l’école. »

Avide de partager son vécu, la présidente de la commission de football féminin au sein de la fédération sénégalaise reste conscience des obstacles qui subsistent pour les jeunes filles sénégalaises.

« Si une jeune fille vient me voir, je lui dirai qu’il faut être tenace, il faut s’accrocher. Ça ne va pas être facile de croire en ses rêves et de ne pas tout le temps écouter ce qui se dit, mais à la fin, tu vas avoir un résultat positif. »

« Je veux qu’il y ait une multitude de Seyni au Sénégal, qu’elles puissent se surpasser et aller au bout de leur rêve. »

Alors que Dakar s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2026, Seyni Ndir Seck démontre une nouvelle fois que l’hospitalité du peuple sénégalais.

« On sera prêt et on va accueillir tout le monde à grands bras. Ils vont manger du thieb, il y a de beaux poissons et on est contents d’accueillir les gens ici dans la terre sénégalaise, le pays de la Teranga. »

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