Après une journée d’action qui a mobilisé jeudi un enseignant sur cinq, selon les chiffres du ministère de l’Éducation, les syndicats Snes-FSU (principal syndicat dans les collèges et les lycées), CGT et SUD ont appelé à une nouvelle grève pour défendre les salaires et s’opposer à la politique éducative au collège.
Une manifestation est prévue à 14 heures à Paris, au départ de la place de la Sorbonne (5e arrondissement), en direction du ministère de l’Éducation. Dans le viseur des syndicats : l’application pour l’année scolaire prochaine des réformes du « choc des savoirs », annoncées par Gabriel Attal lorsqu’il était ministre de l’Éducation -avant son départ à Matignon- pour relever le niveau des élèves, et notamment la mise en place des groupes de niveau en français et en mathématiques en classes de 6e et 5e.
Les textes officiels mettant en place ces groupes de niveau au collège seront présentés jeudi au Conseil supérieur de l’Éducation (CSE, instance consultative rassemblant la communauté éducative). Plus largement, les syndicats Sud Éducation, Unsa Éducation, FSU, Sgen-CFDT et CGT Educ’action ont appelé à une « semaine d’actions du 5 au 9 février » pour « défendre l’école publique, exiger l’ouverture de discussions immédiates sur les salaires ainsi que l’abandon des mesures + chocs des savoirs + ».
Polémiques à répétition
Confrontée à des polémiques à répétition depuis sa nomination le 11 janvier, Amélie Oudéa-Castéra devra aussi répondre mardi aux questions des députés de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale sur son action, lors d’une audition à 16 h 30.
L’exécutif s’apprête à nommer cette semaine une nouvelle liste de ministres délégués et secrétaires d’État qui compléteront les 14 ministres déjà en exercice, et l’avenir du maintien d’Amélie Oudéa-Castéra rue de Grenelle tient à un fil.
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