L’avenir d’Haïti est au cœur d’une nouvelle réunion internationale. Les pays des Caraïbes se retrouvent cette semaine en présence du secrétaire générale de l’ONU du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken à Trinidad et Tobago. Au menu, la proposition de l’ONU, soutenue par Washington, d’une force d’intervention internationale. Pour le journal Le Nouvelliste, ce mois de juillet pourrait bien se révéler décisif pour l’avenir du pays. Dans son éditorial, Frantz Duval pointe une nouvelle fois les faiblesses des forces de l’ordre dans le pays, incapable de faire face aux gangs. Grâce à un forum sur la sécurité en Haïti organisé récemment dans le pays, « on a appris que la Police Nationale d’Haïti ne sait même pas combien d’effectifs » elle compte dans ses rangs. « Les Forces Armées d’Haïti, elles, disposent d’environ 1 500 hommes », précise le Nouvelliste, « des hommes qui sont très peu équipés. Et quant à la police des Nations unies, selon Frantz Duval, « elle n’a pas non plus les moyens nécessaires pour couvrir toute la région métropolitaine ».
Le CICR alerte sur les besoins alimentaires des Haïtiens
En attendant une décision sur le déploiement d’une force d’intervention internationale, la Croix-Rouge alerte sur les besoins alimentaires des Haïtiens. C’est une tribune publiée par la responsable Amériques de la Croix-Rouge dans le Miami Herald. La « focalisation sur la situation sécuritaire a occulté une question tout aussi importante », écrit-elle. Celle de savoir « comment faire pour répondre aux besoins fondamentaux des Haïtiens alors qu’ils subissent les conséquences d’une telle augmentation de la violence ». Selon Sophie Orr, les organisations haïtiennes et internationales qui « travaillent d’arrache-pied pour atténuer les souffrances ont besoin de plus de fonds et de ressources ».
Le concours de mangeur de hot-dogs, une « spécialité » de la fête nationale américaine
Les États-Unis célèbrent aujourd’hui le 4 juillet, jour de l’indépendance. Certains Américains le font d’une manière surprenante en se lançant dans un redoutable compétition alimentaire, le traditionnel concours de mangeurs de hot-dog. Ça se passe dans la région de New York. Et comme chaque année, des millions d’Américains suivront ce spectacle de gloutonnerie, dans lequel Joey Chestnut, surnommé le roi des hot-dogs tente de battre un nouveau record. En 2021 il a avalé 76 petits-pain avec des saucisses en seulement 12 minutes, du jamais vu. L’année dernière, il a dû s’arrêter après 63 hot-dogs, un échec qu’il souhaite faire oublier aujourd’hui, explique-t-il au New York Post. « Je vais transpirer à mort, ce ne sera pas beau à voir, mais je ferai tout pour avaler un maximum de saucisses et de pains afin de battre mon propre record ». Même le très sérieux Washington Post publie un article sur cette tradition bien américaine. Le journal voulait savoir comment se prépare-t-on à ce concours. Comment devient-on un champion de l’alimentation ? Faut-il avoir un estomac extensible, un plan d’entraînement spécifique ou une volonté exceptionnelle ? D’après Joey Chestnut, oui, il faut avoir tout ça, mais également une affinité naturelle pour ce type de concours, une grande et large carrure, un estomac plutôt bas, une mâchoire large et de grandes dents.
Réunion du Mercosur en Argentine
Ce mardi, le Brésil prend la présidence tournante de cette organisation économique auquel appartient également le Paraguay et l’Uruguay. Selon le site d’information G1, le défi majeur pour Lula consiste à conclure un accord de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne. Le président brésilien qui critique vivement les contraintes environnementales exigées par les Européens, a déjà préparé la riposte. Il est arrivé à la réunion du Mercosur avec un document censé répondre point par point aux exigences européennes. Selon le site de la chaine CNN Brésil, les négociations entre les deux blocs se trouvent aujourd’hui à un moment charnier. Autre défi pour Lula : la réintégration du Venezuela dans le Mercosur. Le président brésilien souhaite que ce pays, dont la participation à l’alliance a été suspendue en 2017, y récupère son siège. Mais comme les autres pays n’y sont pas favorables, ce sujet ne sera probablement pas abordé aujourd’hui, écrit G1.
Le rôle des États-Unis dans le coup d’État militaire au Brésil en 1964
Ouvrir les archives des États-Unis pour éclaircir le rôle de Washington dans le coup d’État militaire au Brésil de 1964. C’est ce que souhaitent plusieurs organisations et chercheurs américains. L’un de ces chercheurs est l’historien James Green. Dans une interview avec Folha de Sao Paulo il dit préparer une lettre à Joe Biden lui demandant de déclassifier des documents en relation avec la dictature militaire au Brésil. Ce serait un geste positif, à l’approche du 60e anniversaire du coup d’État, explique ce spécialiste du Brésil. Selon James Green, environ mille documents sont encore classifiés. Parmi ces documents se trouvent notamment des témoignages concernant le lien entre le financement par les États-Unis de la police brésilienne et la répression exercée par cette dernière. Le chercheur se veut optimiste quant à la réponse de la Maison Blanche. Après tout, dit-il, il y a plus de 20 ans, les États-Unis avaient déclassifié 11 000 documents relevant le rôle de Washington dans le coup d’État au Chili en 1973.
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