Julia Simon sacrée championne du monde du sprint, la France s’offre un quadruplé historique

Le 9 février 2024 fera date dans l’histoire du biathlon français. En terminant 1re, 2e, 3e et 4e du sprint, Julia Simon, Justine Braisaz-Bouchet, Lou Jeanmonnot et Sophie Chauveau ont signé un quadruplé mémorable aux championnats du monde de la discipline. Sur la piste de Nove Mesto, en République tchèque, les Bleues n’ont rien laissé à leurs adversaires du jour. « Je crois que, quelle que soit la course individuelle sur laquelle on va aligner des athlètes, toutes les Françaises au départ peuvent viser quelque chose », avançait, visionnaire, l’entraîneur du groupe féminin tricolore, Cyril Burdet, avant le début de la compétition dans les monts de Bohème-Moravie.

Cette performance collective exceptionnelle en ferait presque oublier la joie de Julia Simon, sacrée championne du monde du sprint pour la première fois de sa carrière. Jusque-là, sa meilleure performance dans cette spécialité lors des Mondiaux remontait à l’année dernière, en Allemagne, avec une modeste dixième place. « Je commence à réaliser, à verser quelques larmes, c’est exceptionnel », racontait-elle, encore sous le choc, au micro de La Chaîne L’Equipe après la course.

La victoire de la Savoyarde n’est pas une surprise. A l’image de sa superbe performance deux jours plus tôt lors du sacre des Bleus en relais mixte, la jeune femme de 27 ans a parfaitement retrouvé ses skis et son adresse au tir ces dernières semaines. Son début de saison difficile pour des raisons extra-sportives – sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet ayant porté plainte contre elle pour un vol de carte bleue – semble désormais derrière elle. Arrivée en République tchèque en pleine confiance après sa victoire lors de la dernière mass start à Antholz (Italie), en Coupe du monde – le circuit d’épreuves disputées tout au long de l’hiver –, Julia Simon est apparue plus forte que jamais.

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Face à de tenaces concurrentes, à l’instar de la Norvégienne Ingrid Landmark Tandrevold ou de la Suédoise Elvira Oeberg, la Française n’a jamais flanché. Sur les 7,5 kilomètres de course, elle s’est montrée la plus rapide sur les skis face à des concurrentes qui comme elle avaient réalisé un sans-faute au tir. Deuxième biathlète à s’élancer sur ce sprint, elle ignorait au moment de franchir la ligne d’arrivée qu’elle aurait 5 s d’avance à sa dauphine, en l’occurrence sa compatriote Justine Braisaz-Bouchet.

Un podium à quatre

Sur la piste difficilement enneigée de Nove Mesto – le site se situe à 600 mètres d’altitude – cette dernière a une nouvelle fois donné grande satisfaction. Après un 9/10 au tir, elle monte pour la première fois sur le podium du sprint lors de Mondiaux – au bout de sa septième tentative. De retour cette saison après un congé maternité, la biathlète n’en finit plus d’enchaîner les podiums. Avant cet argent, la native d’Albertville (Savoie) avait remporté quatre courses de Coupe du monde.

Egalement considérée comme une sérieuse chance de médaille, Lou Jeanmonnot a elle aussi assumé son statut. Après avoir loupé une cible, sa force sur les skis lui a permis de monter sur la « boîte » en décrochant le bronze. La surprenante Sophie Chauveau est venue parachever cette course d’exception, avec une quatrième place plus qu’encourageante. Elle s’est même invitée sur le podium pour chanter une Marseillaise à la résonance toute particulière. La jeune Jeanne Richard (21 ans), cinquième et dernière Tricolore en lice, se classe quinzième.

Les Françaises ne pourront pas se permettre de trop fêter ce quadruplé, puisqu’elles seront de retour sur la neige dès dimanche, à 14 h 30. Dans l’ordre et avec les écarts du sprint, elles s’élanceront pour la spectaculaire épreuve de la poursuite. L’occasion parfaite pour continuer leur moisson.

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