La Cédéao change de cap sur le cas du Niger

Peu après le coup d’État au Niger du général Tiani, l’éventuelle intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) était quasiment acquise. Des pays membres de l’organisation régionale ont même mobilisé des troupes. Finalement, cette option est abandonnée, en tout cas pour le moment. Retour sur ce changement de cap.

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Avec notre correspondant régional, Serge Daniel

Fin juillet dernier, dès le coup d’État de Niamey, Bola Tinubu, président du Nigéria et président en exercice de la Cédéao brandit l’éventuelle intervention militaire contre la junte et obtient le soutien quasi total des pays membres de l’institution. Le Bénin, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Ghana sont même volontaires pour fournir des troupes.

Mais rapidement, le président du Nigéria écarte l’éventuelle option militaire sans même, selon nos sources, consulter certains de ses pairs. Il se rapproche du Togo, pays qui non seulement est contre l’intervention militaire, mais qui prônent la discussion avec les putschistes. Un émissaire du président Faure Gnassingbé se rend discrètement au Nigeria. Il est reçu par le président Bola Tinubu et le même émissaire se rend ensuite discrètement à Niamey.

Le Niger désigne officiellement le Togo comme médiateur. Des chefs d’États sont mécontents de n’avoir pas été associé au changement de cap et boudent le dernier sommet d’Abuja. À leurs représentants dépêchés sur place, ils demandent de réduire la voilure en demandant comme principale condition pour une levée graduelle des sanctions contre le Niger, la libération du président Mohamed Bazoum.

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