La collection circassienne de l’ancien directeur du théâtre Princesse Grace bientôt vendue aux enchères à Monaco

Le cirque aura été sa grande passion. Passion dévorante à l’image de la pantagruélique collection qu’il a façonné toute sa vie. Patrick Hourdequin a tiré sa révérence en 2016, à 69 ans. L’homme de spectacle, ancien directeur du théâtre Princesse Grace et conseiller artistique du Festival international du cirque de Monte-Carlo, a laissé derrière lui ces objets liés à l’art du cirque. Et 300 pièces de cette vaste collection – constituée avec son épouse Krinou – seront cédées le 25 janvier à 14h30 à l’hôtel des ventes de Monte-Carlo (HVMC).

Une aquarelle d’Igor Akimov, Le dresseur de tigres. Photo HVMC.

Arrivé à Monaco par le cirque

La vente événement se tiendra au même moment où le Festival international du cirque de Monte-Carlo fêtera son demi-siècle. C’est d’ailleurs ce festival qui a conduit, en 1979, Patrick Hourdequin et sa famille à venir en Principauté depuis leur Belgique natale. À l’époque, les Hourdequin sillonnent la France avec le cirque Bouglione pour faire le suivi administratif de la compagnie. Comme la famille Bouglione a pris l’habitude de prêter son chapiteau au prince Rainier III pour y loger le Festival, ils viennent en Principauté. Le soir du gala, cette année-là, les clowns ont un accident avant la représentation et Sergio, le présentateur d’alors, demande à Patrick Hourdequin de réveiller son fils de quatre ans, clown en herbe à l’époque dans la troupe Bouglione, pour assurer le show.

Une collection d’une quinzaine d’accordéons anciens. Photo HVMC.

À la fin du spectacle, la princesse Grace a voulu féliciter le petit clown et Patrick Hourdequin sympathise alors avec le prince Rainier III en lui expliquant qu’il aimerait s’installer à Monaco pour proposer une vie stable à ses enfants plutôt que de parcourir les routes. Le souverain lui propose alors de l’aider à l’année dans l’organisation du Festival. Puis, en 1981, la princesse Grace lui demande de suivre la création du théâtre qu’elle imagine avenue d’Ostende.

Les figurines de clowns ne manquent pas dans cette collection. Photo HVMC.

« Ils vivaient avec ces objets »

Dans ses activités, Patrick Hourdequin n’a jamais freiné sa passion de la collection. « Il était étudiant, il collectionnait déjà des choses sur le cirque, des bronzes, des tableaux auxquels personne ne faisait attention. Il faisait les brocantes. Avec ma mère, ils avaient cette passion commune. Les murs étaient rouges et il n’y avait plus un centimètre de place disponible tant ils vivaient avec ces objets », se souvient leur fils Alexandre Hourdequin qui, avec sa sœur, a hérité de cette volumineuse collection.

Cette danseuse en bronze est une épreuve réalisée par Edgar Degas. Photo HVMC.

« Nous avons gardé les choses qui nous tenaient à cœur, et les équipes de HVMC ont identifié les pièces qui leur semblaient les plus intéressantes pour la vente. Nous avons encore des affiches, des timbres, des programmes, des cartes postales qui peuvent intéresser davantage un public de niche. »

À l’image du cirque, la collection mise en vente le 25 janvier (et exposée publiquement du 22 au 24 janvier chez HVMC) est haute en couleurs, baroque et diverse. On y trouve aussi bien des toiles thématiques que des statuettes de clowns, des instruments, des costumes. Patrick et Krinou Hourdequin ont frénétiquement constitué en Principauté ce fond circassien éclectique qui devrait réjouir des collectionneurs du monde entier.

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