La Côte d’Ivoire humiliée (mais pas encore éliminée), les larmes des Eléphants… Le journal de la CAN du 23 janvier

Un séisme de force 1000 (sur l’échelle de 20 Minutes) vient de frapper la Coupe d’Afrique des Nations et la Côte d’Ivoire en particulier, dérouillée 4-0 par la Guinée équatoriale au terme d’une troisième journée de phases de poule absolument dantesque sur pas mal de pelouses. On fait le point.

Le match du jour : Guinée équatoriale – Côte d’Ivoire

C’est un match qui fera date pour le football ivoirien. Pas encore tout à fait le Knysna des « Éléphants », puisque les hommes de Jean-Louis Gasset peuvent encore se qualifier sur un malentendu. Pas vraiment non plus le cauchemar brésilien contre l’Allemagne lors du Mondial 2014, mais c’est tout comme. Lundi, à la maison, devant son public, la Côte d’Ivoire a sombré face à la Guinée équatoriale en encaissant un très violent 4-0 qui fera date. A la fin du match, alors que des heurts éclataient entre les supporteurs ivoiriens et les forces de sécurité, les joueurs, eux, étaient en pleurs au moment de rentrer sous escorte aux vestiaires.

« Dans la vie, il y a des matchs cauchemar. On appelle ça le scénario catastrophe, a commenté le sélectionneur Jean-Louis Gasset après la rencontre. Je ne pense pas que ce soit au niveau de l’état d’esprit. Quand je vois les joueurs dans le vestiaire en train de pleurer, ça me fait mal. On a tenté, on a tout donné, je pense. Quand vous avez un scénario comme ça, limite cauchemar, il n’y a pas grand-chose à dire ni à faire. » Il reste alors la prière. Avec sa nouvelle formule qualifiant les meilleurs troisièmes pour les huitièmes de finale, la Côte d’Ivoire peut encore croire au miracle, même si, de l’avis de son coach, ça ne sent pas très bon malgré tout. « On a gagné un match, les quatre meilleurs troisièmes sont qualifiés, on va espérer. Mais quand on attend le résultat des autres, c’est pas bon signe », a admis l’ancien bras droit de Laurent Blanc en conférence de presse.

Le joueur du jour : Reinildo, l’homme qui rebat les cartes

Un seul but est marqué et tout est chamboulé. Voilà comment on pourrait résumer les conséquences du but inscrit au bout du temps additionnel par Reinildo, le latéral gauche de l’Atlético de Madrid et du Mozambique, lundi, contre le Ghana (2-2). Alors que les Black Stars menaient 2-0 (doublé de Jordan Ayew) à la… 90e minute, le Mozambique a renversé la table en plantant deux pions coup sur coup, dont celui de Reinildo. Conséquence : il offre la qualif à l’Egypte, malgré son match nul 2-2 contre le Cap-Vert, et permet, encore plus fou, à la Côte d’Ivoire d’espérer une qualif miracle en 8es de finale. En effet, le Ghana termine avant-dernier de son groupe avec deux petits points au compteur, ce qui le place derrière la bande à Gasset (3 points) au classement des meilleurs troisièmes.

Le fait du jour : La CAF ouvre une enquête

Deux jours après la bagarre générale qui s’est déclenchée au terme du match entre le Maroc et la RD Congo (1-1), la CAF a annoncé l’ouverture d’une enquête « contre la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) et la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) ». Si tout ce beau monde s’était rapidement calmé, à l’image des excuses présentées par le coach marocain Walid Regragui ou le message de paix publié par Romain Saïss sur les réseaux sociaux, il n’est pas exclu que des sanctions tombent dans les heures à venir.

Le supporteur du jour : Didier Drogba

Les yeux dans le vague, le visage défait, l’ancien attaquant de l’OM et de Chelsea était totalement abattu et impuissant, lundi, depuis les tribunes, au moment d’assister à la déroute de la Côte d’Ivoire face à la Guinée équatoriale.


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