la crise économique entrave l’accès des femmes à l’hygiène menstruelle

Francesca est étudiante à l’Université d’État d’Haïti. Les serviettes hygiéniques qu’elle utilise se vendent jusqu’à 400 gourdes soit l’équivalent de 2,64 euros. Normalement, elle utilise entre 3 à 4 serviettes quotidiennement. Mais avec la hausse des prix, la jeune femme a réduit sa consommation à deux serviettes par jour.

« Je travaille. Mais entre le travail et les études, il faut faire un choix. Donc, j’ai décidé de travailler moins afin de pouvoir me concentrer sur mes études. Et lorsque tu travailles moins, c’est sûr que ton salaire s’en ressent. Donc, à cause de l’augmentation des prix et du peu d’argent que je reçois, je suis obligée de réduire l’utilisation des serviettes hygiéniques », témoigne Francesca. 

À l’instar d’autres jeunes filles dans la capitale haïtienne qui voulaient garder l’anonymat, Francesca demande aux autorités sanitaires de plancher sur le manque d’accès aux serviettes hygiéniques.

« Cela va quand même avoir des conséquences sur notre santé en tant que femme, car cela peut générer des maladies. Je pense que le ministère de la Santé publique, par exemple, devrait réfléchir aux moyens d’obtenir une réduction du prix des serviettes », raconte une autre femme. 

Pour faire face à cette situation, certaines jeunes filles utilisent des linges artisanaux, qui sont, d’ailleurs, fortement conseillés par des gynécologues en Haïti.

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