La culture amérindienne célébrée en Guadeloupe par l’artiste caribéen Jimmy Sabas-Mash avec sa fresque « l’Arawak »

 

Issus de la Caraïbe, les Arawaks sont les premiers habitants des Antilles. Amérindiens originaires du nord du Venezuela, ils émigrèrent aux Petites Antilles à partir du IXème siècle. Longtemps appelés Kalinagos, ils seraient les premiers à être en contact avec les colons européens qui les ont réduits en esclavage et peu à peu décimés. En 1650, tous les Arawaks et leurs descendants avaient disparu.

C’est pour célébrer la culture amérindienne et rendre hommage aux Arawaks que l’artiste caribéen Jimmy Sabas-Mash a réalisé cette gigantesque fresque baptisée « l’Arawak » au Gosier, en Guadeloupe. L’artiste basé à Saint-Martin, graffeur depuis l’adolescence et diplômé des Beaux-Arts a réalisé une véritable performance en peignant une « concentration » de près de 30 mètres de haut. 

Une œuvre qui nourrit la mémoire collective partagée par ces les îles de Guadeloupe

Pour concevoir cette fresque, il a travaillé des formes simples créant un ensemble complexe : points, traits, trous de serrures, poissons, clés, écritures… Le répertoire de signes est inspiré pour partie de céramiques, roches gravées et autres traces laissées par les Arawaks. Une œuvre qui nourrit la mémoire collective partagée par ces îles. Une manière pour l’artiste de « laisser une trace durable ».

« L’Arawak » sera inauguré ce jeudi en présence d’un certain nombre de personnalités politiques, mais aussi du monde économique et culturel de la Caraïbe et de la Guadeloupe, dont la présidente du Commonwealth of Dominica, Sylvanie Burton, son époux Gilbert Burton, du Chef Kalinago Lorenzo Sanford, du préfet de Guadeloupe Xavier Lefort, des présidents du Conseil régional et du Conseil départemental Ary Chalus et Guy Losbar, Corinne et Pierre Sainte-Luce, fondateurs du Groupe Manioukani. 

Cette œuvre née d’une convergence de visions symbolise la culture amérindienne et « s’élève comme une oriflamme pour perpétuer ce message et rappeler l’apport remarquable des Amérindiens au rhizome de notre culture plurielle », souligne le docteur Pierre Sainte-Luce qui rappelle qu’il y a 30 ans il a donné un nom amérindien à sa première entreprise pour « rendre hommage aux premiers habitants » de la Guadeloupe.

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