la Fecafoot condamnée à verser 1,6 M€ à Conceiçao !

La Fédération camerounaise de football
(Fécafoot) a été déboutée par le Tribunal fédéral suisse dans
le litige l’opposant à l’ex-sélectionneur Antonio
Conceiçao.

Initialement condamnée par la Commission du Statut du Joueur de
la FIFA à verser 1,6 million d’euros au technicien portugais pour
licenciement abusif en février 2022, la Fécafoot avait fait appel
devant le Tribunal arbitral du sport. Celui-ci a confirmé la
sentence
en mai dernier. L’instance présidée par
Samuel Eto’o avait alors tenté un ultime recours au Tribunal
fédéral suisse (TFS). En vain finalement, puisque ce dernier a
définitivement débouté la fédération.

« Le recours est rejeté », a tranché le TFS
dans un
arrêt
. Cette fois, la Fécafoot doit en plus régler les
frais judiciaires de 16 500 francs suisse (17 000 €) mis à sa
charge, et une indemnité de 18 500 francs suisse (un peu plus de
19 000 €) au coach actuellement au chômage « à titre de dépens
»
.

Le TFS recadre la Fécafoot

L’un des arguments mis en avant par la Fécafoot concernait le
non-respect de l’obligation contractuelle par Conceiçao de
remporter la CAN 2021 (organisée au pays) ou d’atteindre la finale
de l’édition. Un alibi rejeté par le TAS qui estime que
l’entraineur de 61 ans n’était pas soumis à une telle obligation,
si ce n’est d’atteindre la troisième place de la compétition ; ce
qui a été le cas avec la victoire contre le Burkina
Faso
(3-3, 3-5 ap. t.a.b.) le 5 février. D’autre part
selon le TAS, les obligations financières liant les deux parties
incombent à la Fécafoot, et non au ministère des Sports comme
avancé par la Fécafoot.

Après délibération, la TFS a épinglé la Fécafoot pour tentative
d’opposition contre l’interprétation du contrat du travail par le
TAS. « A la lecture de l’argumentation développée par
l’intéressée (la Fécafoot), il saute aux yeux que celle-ci tente,
sous le couvert d’une prétendue atteinte à son droit d’être
entendue, de s’en prendre au résultat de l’interprétation du
contrat de travail liant les parties, opérée par les arbitres. Il
va sans dire que pareille démarche est vouée à l’échec en matière
d’arbitrage international »
, peut-on lire dans un
communiqué du TFS.


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