Thierno Dicko nous accueille sur le marché de Saint-Louis, tout au nord du Sénégal, et nous montre une flaque, pas peu fier. “Il ne reste rien, rien du tout”, lance-t-il, un sourire moqueur aux lèvres. Aucun panneau pour expliquer que, voilà peu encore, se dressait là une statue à l’effigie d’un gouverneur français de l’époque coloniale. Et, bien sûr, on ne lit nulle part non plus que c’est Thierno Dicko qui a fait tomber la statue de son piédestal. Il faut dire que personne n’est au courant, en tout cas officiellement.
L’homme se réjouit de voir que cet “esprit révolutionnaire” ne s’est pas seulement emparé de lui, mais de toute l’Afrique de l’Ouest. Dans sa vision des choses, il a réussi à petite échelle, sur la place du marché de Saint-Louis, ce que les putschistes du Niger ou du Mali
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Créé en 1945, le “Journal du sud de l’Allemagne” compte parmi les quotidiens suprarégionaux de référence du pays. De tendance libérale, il est un grand défenseur des valeurs démocratiques et de l’État de droit. Il emploie ou a employé les meilleures plumes du pays. Sa page 3, qui publie grands reportages et articles de fond, est une institution. Le quotidien se distingue aussi par l’importance qu’il accorde à la culture, traitée dans ses pages immédiatement après l’actualité politique.
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