« La France a un incroyable talent » : que de femmes bluffantes pour la dernière soirée des auditions !

Karine Le Marchand donne son « golden buzzer », non pas à la meilleure prestation de la soirée, mais à celle qui a touché son cœur. Celle de Geneviève, une Québécoise de 48 ans, bruiteuse. Elle imite le chant des oiseaux, le galop des chevaux, le vent, le clapotis des vagues… Voilà l’image de la soirée. L’artiste a ému la présentatrice. Elle a élevé son fils seule, a toujours été rabaissée, et n’a jamais vraiment cru en elle. Karine Le Marchand a eu envie de l’envoyer directement en demi-finale.

Son passage, étonnant, séduit aussi le jury. « C’est extrêmement original, j’ai vu les images de ce voyage ésotérique. On était chez Nature & Découvertes », compare avec malice Éric Antoine. Hélène Ségara salue la prouesse par : « Vous êtes à la bonne place au bon moment. »

Eva, inscrite en cachette par ses parents

D’autres femmes impressionnent le jury. Eva, la plus jeune de la soirée, qui vient chanter au piano « N’Insiste Pas », de Camille Lellouche. Elle s’appuie sur une canne. Un accident chirurgical lors d’une opération en 2016 l’avait rendue paraplégique. « Je me suis battue, je remarche », raconte-t-elle. Eva ne s’attendait pas à passer à la télé ce soir. Elle était venue assister à l’émission avec ses parents, qui l’ont inscrite en cachette. Et elle se lance sans préparation, au piano.

« J’ai choisi N’Insiste Pas parce que j’en avais marre de faire autant de rééducation. J’avais dit stop aux médecins. » À l’hôpital, la petite passionnée chantait pour les autres enfants. Hélène Ségara salue « une voix très mûre qui a beaucoup d’âme ». Même l’insensible Sugar Sammy confirme : « Je n’ai pas de cœur, mais tu m’as touché ce soir. »

Cette dernière ligne droite avant les quarts de finale met aussi en lumière Liberty Barros, une contorsionniste mi-Barbie, mi-gothique, qui incarne parfaitement ce personnage inquiétant. Et termine en crachant du (faux) sang sur la table du jury ébahi ! Sa prestation est validée, comme celle de Thiasha, qui tourne, tourne et tourne en l’air, le long d’un cerceau torsadé comme un tire-bouchon. Un numéro tout en grâce et souplesse.

Les Flying Roots, danseuses de pole dance, venues de Béziers, mêlent élégance et gymnastique. Les neuf concurrentes terminent même leur passage les yeux bandés. « C’est la puissance au féminin », applaudit Éric Antoine. Seule Marianne James n’accroche pas, critiquant les réceptions au sol décalées, un manque d’harmonie avec danseuses sur les barres et celles au sol. Mais là aussi, la troupe passe à l’étape supérieure.

« L’émotion a tout remporté »

Le moment d’émotion de la soirée est offert par l’école All Dances, des Vosges, venue pour dénoncer le harcèlement scolaire avec une chorégraphie mêlée à de la vidéo, sur le titre « Amour Censure », de Hoshi. Une danse pour encourager les victimes à parler, montrant des harceleurs qui changent d’avis et passent des insultes au réconfort. La troupe a voulu aussi rendre hommage à un camarade de 13 ans, qui s’est suicidé en janvier dernier, suite à du harcèlement scolaire. L’adolescent n’avait pas parlé de son mal-être à l’école de danse, et sa disparition a bouleversé les participants.

Marianne James confirme que « l’émotion a tout remporté ». Si Sugar Sammy n’est pas convaincu par la qualité technique, Éric Antoine, lui, tient à envoyer toute l’équipe « vers l’excellence grâce à la qualité de l’émotion ». Hélène Ségara en profite pour saluer le choix de la chanson, et rappeler que Hoshi avait également été victime de harcèlement…

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